Kinshasa. La troisième soirée de la convention pastorale 2026 s’est tenue mercredi 7 octobre 2026 au C.E.F. La Borne Kindele, sur la route de Kimwenza, dans le quartier Plateau II, commune de Mont-Ngafula. Autour du thème « Formation pastorale pour le ministère crédible », le Pasteur Guel’or Issekama a développé le sous-thème « Conséquences de l’absence de la formation dans le ministère ».
Un appel ne dispense pas de la formation
Après les interventions des Pasteurs Maurice Muehu et Jean-Claude Issekama, le Pasteur Guel’or Issekama, de l’Église Terre Promise, a centré son intervention sur les risques liés à un ministère exercé sans préparation suffisante.
S’appuyant notamment sur Osée 4 : 6 : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance », ainsi que sur 2 Timothée 2 : 15, 1 Timothée 3 : 1-7, Tite 1 : 5-9 et Éphésiens 4 : 11-14, l’orateur a insisté sur le caractère continu de la formation pastorale.
Selon lui, être appelé par Dieu ne signifie pas que tout est déjà acquis. La formation doit contribuer au développement du caractère, des compétences, du leadership et de la maturité spirituelle du ministre.
Des conséquences qui dépassent le cadre du ministère
Le manque de formation, a expliqué le prédicateur, peut notamment conduire à une mauvaise interprétation des Écritures et à la propagation de doctrines erronées. Il peut également favoriser l’autoritarisme spirituel, une mauvaise gestion des conflits et des dérives éthiques ou morales.
La question de la gestion financière a également été abordée. Pour le Pasteur Guel’or Issekama, la transparence, la responsabilité, le contrôle et la reddition de comptes constituent des éléments essentiels d’une bonne gouvernance ecclésiale.
L’orateur a par ailleurs appelé les responsables à reconnaître les limites de leur rôle pastoral et à savoir, lorsque cela est nécessaire, orienter les fidèles vers des compétences appropriées.
La crédibilité de l’Église en jeu
Au fil de son intervention, le Pasteur Guel’or Issekama a souligné que les conséquences d’un déficit de formation ne touchent pas uniquement le ministre. Elles peuvent également affecter les fidèles, les familles et la crédibilité de l’Église.
« La formation génère la compétence, et la compétence procure la crédibilité », a-t-il résumé.
En conclusion, l’orateur a présenté la crédibilité ministérielle comme le résultat d’un ensemble comprenant l’appel, la formation, le caractère, l’expérience et la redevabilité.
La convention pastorale 2026 se poursuit au C.E.F. La Borne Kindele. Quelles seront les prochaines orientations données aux responsables pastoraux au cours des prochaines sessions ?
Question prospective : Comment renforcer durablement la formation et la redevabilité des responsables pastoraux ?
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