Assemblée nationale de la RDC examinant quatre projets de financement de 625 millions de dollars.Les députés nationaux ont adopté quatre projets de loi de ratification portant sur 625 millions de dollars de financements additionnels.

La RDC a franchi une nouvelle étape dans la ratification de quatre financements additionnels de l’Association internationale de développement (IDA), totalisant 625 millions de dollars. Adoptés par l’Assemblée nationale le 19 octobre 2026, ces financements concernent l’entrepreneuriat, l’éducation, la nutrition et la préparation aux urgences. Leur adoption définitive nécessite encore une harmonisation entre les deux chambres du Parlement.

Financements en RDC : quatre programmes concernés

Réunis en séance plénière sous la présidence d’Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, 334 députés ont voté pour les quatre projets de loi, contre une voix défavorable et aucune abstention.

Le programme TRANSFORME bénéficie de 200 millions de dollars pour soutenir les micro, petites et moyennes entreprises, particulièrement celles dirigées par des femmes. Le projet PERSE reçoit également 200 millions pour faciliter l’accès à l’enseignement primaire et alléger les dépenses scolaires des ménages.

Nutrition et urgences : les autres priorités

Le Projet multisectoriel de nutrition et de santé obtient 75 millions de dollars supplémentaires. Il cible notamment les enfants de 0 à 23 mois ainsi que les femmes enceintes et allaitantes.

Le programme REPAIR bénéficie de 150 millions de dollars pour renforcer la préparation aux crises et organiser une réponse aux catastrophes admissibles.

Santé et développement : un enjeu transversal

L’économiste Amartya Sen, dans ses travaux sur la santé et les droits humains, souligne l’importance de considérer la santé comme une question d’équité et de développement. Cette approche éclaire les liens entre nutrition, éducation et conditions de vie, sans préjuger des résultats futurs des programmes.

Adoption définitive : quelle est la prochaine étape ?

Les deux chambres ayant adopté les textes en des termes différents, une commission mixte paritaire doit harmoniser leurs positions conformément à l’article 135 de la Constitution.

Ces financements pourront-ils produire les effets attendus pour les populations congolaises ?

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