À Kinshasa, Félix Tshisekedi a posé jeudi 20 août une ligne claire. Devant les lauréats, il a lié la paix à la souveraineté. Cette position fixe le cadre.
Félix Tshisekedi souveraineté RDC : la ligne rouge
« Nous voulons la paix, mais nous voulons une paix qui ne soit ni la résignation devant la force, ni l’oubli des victimes, ni la consécration du fait accompli ».
Il fixe trois principes. « La souveraineté, l’intégrité territoriale et l’unité nationale de la République Démocratique du Congo ne sont pas négociables ».
Ces mots excluent une paix imposée.
Une souveraineté liée à la décision
Tshisekedi défend l’autonomie de décision. « Lorsqu’une nation renonce à penser elle-même sur sa sécurité, d’autres finissent toujours par penser à sa place, selon leurs intérêts, leurs priorités et leurs stratégies. La souveraineté commence donc dans l’esprit, par la capacité de comprendre les menaces, de définir nos intérêts vitaux et de choisir, en toute indépendance, les moyens de les défendre ».
Jean-Jacques Rousseau écrivait : « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ». Cette pensée place la décision au centre.
Un enjeu stratégique pour la RDC
Le CHESD forme des cadres. Son site relie cette mission à la veille stratégique. En juillet, il a retenu plusieurs axes de souveraineté.
Le sens caché : la souveraineté devient une capacité de décider.
Quelle paix pour la RDC ?
La question touche diplomatie et économie. La question : la RDC pourra-t-elle protéger ses intérêts en négociant ?
Comme le rappelle Clausewitz : « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ».
Didier Bofatshi

Jésus-Christ t’aime
