Les exportations de céréales ukrainiennes vacillent sous les frappes. À Izmaïl, port du Danube, une attaque russe a endommagé des infrastructures jeudi 13 août. La veille, l’Ukraine avait frappé Novorossiïsk, port russe de la mer Noire. Ces attaques touchent deux routes du commerce.

Les exportations de céréales ukrainiennes sous pression

Reuters rapporte que les expéditions ukrainiennes ont chuté de 76 % durant les deux premières semaines. Kiev prévoit 38 à 40 millions de tonnes d’exportations pour la campagne 2026-2027.

Le ministre Taras Vysotskyi a résumé l’enjeu le 4 août : «Il n’y a pas d’alternative aux ports d’Odessa». Les routes terrestres et fluviales pourraient couvrir 50 à 55 % des volumes. Leur coût augmente de 45 à 50 dollars par tonne.

Une récolte face à un obstacle logistique

L’Ukraine prévoit 60 à 61 millions de tonnes de céréales en 2026. Pourtant, produire ne suffit plus. Les ports restent indispensables pour atteindre l’étranger.

Cette situation rappelle une idée de Fernand Braudel : les échanges dépendent des routes. Ici, le grain existe, mais sa circulation devient incertaine.

Des effets au-delà de la mer Noire

Les marchés ont réagi. Le blé à Chicago a progressé après l’attaque de Novorossiïsk, selon Reuters. Une rupture durable pourrait augmenter les coûts et compliquer les achats.

La guerre frappe la circulation autant que la production. Pour l’Ukraine, le risque touche les revenus agricoles. Pour les acheteurs étrangers, il touche l’accès au grain.

Les exportations de céréales ukrainiennes retrouveront-elles des voies sûres avant les prochaines récoltes ?

Didier BOFATSHI

RFI / VFI7

Jésus-Christ

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