Les intérêts américains redessinent la politique étrangère. À Séoul, Donald Trump veut réduire les exercices avec la Corée du Sud. Il invoque le coût et sa « très bonne relation » avec Kim Jong-un. Cette décision éclaire Washington-Kigali-Kinshasa, dans une économie marquée par la rivalité Washington-Pékin.

Le fait essentiel

Le 16 août 2026, Trump a demandé au Pentagone de réduire ces exercices. L’annonce précède Ulchi Freedom Shield, prévu du 17 au 27 août. Reuters rapporte que Trump juge ces manœuvres coûteuses et provocatrices envers Pyongyang. Il reproche aussi à Séoul son manque de soutien sur l’Iran.

Les intérêts américains

Le sens caché tient au poids des intérêts américains. Hans Morgenthau plaçait « l’intérêt défini en termes de puissance » au cœur du réalisme. Une alliance reste un outil, pas une amitié éternelle.

Washington reste partenaire du Rwanda, mais ses intérêts en RDC prennent une valeur nouvelle. Le Trésor américain a sanctionné la RDF en mars 2026.

La guerre économique

La rivalité avec la Chine renforce cette évolution. Washington cherche des chaînes sûres pour les minerais critiques.

Pour Kigali, l’influence diplomatique ne garantit aucune immunité. Pour Kinshasa, le soutien américain n’est pas un blanc-seing. Raymond Aron rappelait que les États vivent dans un monde de « paix impossible, guerre improbable ».

La vraie question

Les intérêts américains peuvent préserver leurs alliances tout en changeant leurs priorités. Séoul reste allié. Kigali reste partenaire. Kinshasa devient stratégique.

La RDC et le Rwanda sauront-ils transformer cette compétition en souveraineté durable nationale ?

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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