Le pasteur Jean-Claude Issekama lors de la Convention pastorale 2026 à La Borne KindeleLe pasteur Jean-Claude Issekama enseigne sur l’impact de la formation dans la communication lors de la Convention pastorale 2026 à La Borne Kindele.

À La Borne Kindele, le pasteur Jean-Claude Issekama a rappelé que l’autorité du message chrétien se construit dans la formation, la connaissance des Écritures et la cohérence entre la Parole annoncée et la vie du messager.

Kinshasa, mardi 6 octobre 2026. La deuxième soirée de la Convention pastorale 2026, organisée à La Borne Kindele, a placé la communication au cœur de la réflexion sur un ministère crédible. Sous le thème « L’impact de la formation dans la communication », le pasteur Jean-Claude Issekama, de l’Église Terre Promise, a développé une conviction centrale : le messager de l’Évangile ne peut prétendre parler avec autorité s’il refuse lui-même le processus de formation et de transformation.

Jésus : une parole qui portait une autorité

S’appuyant sur Matthieu 7 : 28-29, le pasteur a attiré l’attention sur la réaction de la foule après l’enseignement de Jésus. Elle était frappée par son autorité.

Mais l’enjeu n’était pas uniquement de comprendre ce que Jésus disait. La foule cherchait aussi à discerner qui était Jésus, d’où venait son autorité et qui était son Maître. Son enseignement soulevait ainsi une question plus profonde que celle du contenu : quelle est la source de cette parole qui commande l’attention ?

Jésus ne communiquait pas comme quelqu’un qui répétait mécaniquement une leçon. Sa parole était portée par une vie qui en témoignait.

« Tout le monde a le droit de parler, mais tout le monde n’a pas le droit d’être écouté. »

Pour le pasteur Issekama, cette réalité interpelle directement le ministère pastoral : l’autorité spirituelle ne se proclame pas, elle se construit dans la vérité, la formation et le caractère.

La formation donne de la profondeur au message

En évoquant Esdras 7:10, l’orateur a rappelé la dynamique essentielle du serviteur de Dieu : étudier la Parole, la mettre en pratique et l’enseigner.

La formation n’est donc pas une accumulation de diplômes. Elle est un processus qui permet au serviteur de devenir ce que son appel exige.

À travers l’exemple d’Apollos dans Actes 18:24-26, le pasteur a également souligné qu’une personne éloquente et instruite dans les Écritures peut encore avoir besoin d’être enseignée.

Le véritable communicateur n’est pas celui qui prétend tout savoir, mais celui qui demeure disposé à apprendre.

Un seul Évangile, plusieurs langages

La formation permet également au prédicateur de mieux comprendre son auditoire. Le message de l’Évangile ne change pas, mais la manière de le transmettre peut varier.

Trois exigences ont été mises en avant : l’intimité avec Dieu, la connaissance de l’auditoire et l’adaptation du langage.

Communiquer l’Évangile ne consiste donc pas seulement à remplir les intelligences d’informations. Il s’agit aussi de toucher les cœurs afin que la Parole produise une réponse.

Quand la vie confirme le message

La communication pastorale possède enfin une dimension verbale et non verbale. Les paroles transmettent le contenu de l’Évangile ; la vie du prédicateur en révèle, ou non, la réalité.

C’est ici que se joue une part essentielle de la crédibilité du ministère : lorsque la vie est alignée sur le message, le message gagne en force auprès de ceux qui l’écoutent.

La formation pastorale apparaît ainsi non comme un luxe, mais comme une responsabilité missionnaire. L’Église appelée à annoncer Christ à son époque doit former des hommes et des femmes capables de connaître la Parole, de la vivre et de la communiquer avec vérité, intelligence et autorité.

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