La convention pastorale 2026, ouverte le lundi 5 octobre à La Borne Kindele, sous la direction du pasteur Jérémie Mwanza, a placé la formation biblique pour le ministère chrétien au centre des premiers enseignements. Le pasteur Maurice Muehu, de La Borne Matadi, a insisté sur une idée centrale : l’enseignement chrétien ne concerne pas uniquement les responsables d’Église, mais l’ensemble des croyants. S’appuyant sur Matthieu 28:19-20 et sur l’exemple de Saul de Tarse, son intervention a notamment mis en lumière l’importance de la qualité de la formation reçue et la nécessité, pour tout disciple, de demeurer enseignable.
Une formation qui commence par l’homme intérieur
Dans son exposé, Maurice Muehu a présenté la formation comme un processus de modelage et de transformation. L’enjeu, selon lui, dépasse les apparences : l’enseignement biblique doit d’abord agir sur l’homme intérieur avant de produire des effets visibles dans la conduite du croyant.
Cette approche rejoint l’idée développée dans Éphésiens 4 : 11-12, où les différents ministères sont présentés comme concourant à l’équipement des saints pour l’œuvre du ministère et à l’édification de l’Église.
L’image du berger et des brebis a servi d’illustration : le responsable nourrit et conduit, mais les croyants doivent eux-mêmes devenir capables de porter du fruit et de participer à l’expansion de l’œuvre chrétienne.
La formation biblique : une responsabilité collective
L’enseignement n’a pas été présenté comme l’apanage des pasteurs. Tous les chrétiens sont concernés, avec toutefois une mise en garde contre la multiplication incontrôlée des sources d’enseignement.
Muehu a ainsi appelé à la vigilance face aux enseignements considérés comme contraires à la saine doctrine. Il a également posé une question déterminante pour tout ministère : « Qui a formé celui qui t’enseigne ? »
Cette interrogation déplace le regard du prestige d’un prédicateur vers la qualité de la transmission reçue.
Saul, Gamaliel et Ananias : le prestige ne suffit pas
L’exemple de Saul de Tarse a constitué l’un des axes forts de l’intervention. Le futur apôtre avait été formé aux pieds de Gamaliel, maître reconnu dans le judaïsme. Pourtant, sur le chemin de Damas, sa rencontre avec Jésus-Christ marque un tournant décisif.
Le récit des Actes rapporte ensuite l’intervention d’Ananias, envoyé auprès de Saul après sa rencontre avec le Christ.
Pour Maurice Muehu, cet épisode rappelle qu’un niveau d’instruction ou un prestige reconnu ne suffit pas à déterminer la capacité spirituelle d’un enseignant. La question essentielle demeure ce que celui-ci transmet et la manière dont cet enseignement conduit à la connaissance de Jésus-Christ.
La formation comme chaîne de transmission
L’intérêt de cet enseignement réside aussi dans une distinction importante : être formé ne signifie pas être arrivé. Le pasteur lui-même doit rester enseignable.
Le propos s’appuie notamment sur Luc 6 : 40 : « tout disciple accompli sera comme son maître » pour souligner la responsabilité particulière des formateurs. Dans cette logique, une faiblesse de formation chez un responsable peut avoir des conséquences plus larges que chez un simple membre, parce que son enseignement se transmet à d’autres.
À retenir
- La formation biblique est présentée comme une nécessité pour tous les croyants.
- La qualité d’un enseignement dépend aussi de la chaîne de transmission qui l’a précédé.
- L’exemple de Saul montre que le prestige d’un formateur ne constitue pas, à lui seul, une garantie.
- Le message insiste sur une formation qui transforme l’homme intérieur et conduit vers Christ.

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