En RDC, le débat sur la révision constitutionnelle se heurte à une ligne rouge : l’insécurité persistante. Le député Christian Mwando Nsimba rejette toute initiative en ce sens, estimant que la paix doit primer sur toute réforme institutionnelle.
La paix avant les lois
Pour Christian Mwando, la question est sans équivoque : tant que le pays reste en proie aux conflits, notamment dans l’Est, toute tentative de révision constitutionnelle est vouée à l’échec. Il invoque l’article 219 pour rappeler qu’aucune modification de la loi fondamentale ne peut être engagée en période de guerre ou d’état de siège.
Un débat jugé prématuré
Face à ceux qui plaident pour une nouvelle Constitution, l’élu de Kalemie dénonce une initiative déconnectée des réalités du terrain. Pour lui, ouvrir ce chantier aujourd’hui reviendrait à détourner l’attention des urgences sécuritaires et humanitaires qui frappent le pays.
Priorités inversées, nation fragilisée
Le député appelle à recentrer l’action parlementaire sur les véritables enjeux : l’examen des accords de paix, notamment avec le Rwanda et les partenaires internationaux, ainsi que l’organisation d’un dialogue inclusif entre Congolais. Objectif : mettre fin durablement au conflit avant toute réforme institutionnelle.
Dans un pays encore traversé par les violences, le débat constitutionnel apparaît pour certains comme un luxe hors de portée. La position de Mwando pose une question de fond : peut-on refonder un État sans avoir d’abord restauré la paix ? Comme le disait Nelson Mandela : « La paix n’est pas simplement l’absence de conflit, mais la création d’un environnement où tous peuvent prospérer » — une exigence qui semble aujourd’hui au cœur du dilemme congolais.
Yabiso news / VF7, via voltefaceinfos7.com