Cap sur l’excellence administrative : l’IGF renforce son armure éthique à l’ENA

Au moins 580 agents et cadres de l’Inspection générale des finances (IGF) suivent depuis ce lundi 2 mars 2026 une formation continue à l’École nationale d’administration (ENA) à Kinshasa. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique congolaise et vise à renforcer la compétence technique ainsi que l’éthique professionnelle des cadres de l’État.

Le savoir comme rempart administratif

Après un bilan de compétences, les participants seront formés sur plusieurs modules, notamment le statut régissant les agents et fonctionnaires des services publics. L’objectif est d’ancrer la culture de la responsabilité institutionnelle dans l’action publique.

Pour le chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa, cette formation constitue un levier d’amélioration de la performance administrative. L’État moderne se construit, selon l’esprit de la réforme, par la maîtrise du droit public et la rigueur morale.

Former l’homme avant l’institution

Le directeur général de l’ENA, Tiombola Muke Christophe, se félicite de la confiance accordée à l’établissement. Il promet une formation de haut niveau au service du bon fonctionnement de l’appareil étatique.

Dans l’imaginaire de la gouvernance publique, la compétence n’est pas seulement technique ; elle devient une exigence civique. Comme le rappelait Max Weber, la bureaucratie efficace repose sur la rationalité organisationnelle et la discipline institutionnelle.

Un pacte pour la réforme de l’État

Cette session de formation s’appuie sur un protocole d’accord signé en décembre dernier entre l’ENA et l’IGF. L’exercice vise la consolidation des capacités internes de contrôle financier et la promotion d’une culture d’intégrité dans la gestion des ressources publiques.

À travers cette formation, l’administration congolaise cherche à conjuguer savoir, éthique et efficacité. La modernisation de l’État passe désormais par l’homme public avant la procédure.

« Gouverner, c’est prévoir », écrivait Émile de Girardin. Dans les salles de l’ENA, se prépare peut-être l’administration de demain plus rigoureuse, plus consciente, et plus responsable.

Okapi / VF7, via voltefaceinfos7.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *