
Un exode qui secoue l’Afrique australe
Les migrants en Afrique du Sud vivent une nouvelle crise majeure. Depuis début juin, environ 60 000 personnes ont quitté le pays, selon les autorités. Parmi elles, plus de 38 000 Malawites ont regagné leur pays entre le 7 juin et le 8 juillet.
Ces retours interviennent dans un contexte marqué par des menaces, des intimidations et une montée des discours anti-immigrés.
« Comme ils étaient pourchassés et contraints de se déplacer régulièrement, ils n’ont pas pu accéder à leurs médicaments », a expliqué Wilson Moleni, responsable malawite de la gestion des catastrophes.
La peur franchit les frontières
Cependant, cette vague dépasse le seul cas du Malawi. Des ressortissants du Zimbabwe, du Mozambique, du Ghana, du Nigeria ou encore de l’Ouganda ont également quitté l’Afrique du Sud.
Ainsi, les tensions sociales alimentées par le chômage et la précarité renforcent les accusations contre les étrangers.
Pourtant, plusieurs organisations dénoncent ces amalgames. Elles rappellent que les migrants ne peuvent être désignés comme responsables des difficultés économiques nationales.
Une crise qui interpelle la conscience africaine
Par ailleurs, les autorités sud-africaines recensent des retours volontaires, des rapatriements et des expulsions.
Le drame humain demeure néanmoins central. Des personnes malades, fragilisées et parfois installées depuis plusieurs années ont repris la route.
Comme le rappelait Nelson Mandela : « Aucun pays ne peut se développer en ignorant la dignité humaine. »
Dès lors, une question demeure : l’Afrique pourra-t-elle construire son unité si ses propres enfants fuient la peur plutôt que de partager un avenir commun ?
Didier BOFATSHI
Afrinews.com / VFI7, voltefaceinfos7.com

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