Le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a reçu le 4 août 2026 une délégation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). La délégation était conduite par Mahamadou Issoufou. Les échanges ont porté sur un sujet majeur : comment renforcer la production du pays et mieux profiter du marché africain.
La ZLECAf veut aider l’Afrique à produire plus
Les discussions ont concerné la mise en œuvre des accords commerciaux de la ZLECAf. Elles interviennent après les signatures et les ratifications des textes. Le secrétaire général de l’organisation, Wamkele Mene, a proposé un soutien au Burundi dans son objectif de devenir un « pays émergent en 2040 ».
Pour Mahamadou Issoufou, l’Afrique doit créer plus de richesse sur son propre territoire. Elle doit aussi transformer ses ressources avant de les vendre. Cette vision résume l’objectif de la ZLECAf : donner plus de place aux producteurs africains.
Le Burundi face aux opportunités du marché africain
La ZLECAf ouvre l’accès à un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs. Cette chance reste importante pour le Burundi. Mais le pays doit encore renforcer ses routes, son énergie et ses industries.
Il doit aussi mieux soutenir les entreprises locales. La réussite du libre-échange dépendra de la capacité des pays à produire et à vendre davantage.
L’économiste Joseph Stiglitz rappelle que le développement repose sur la création de nouvelles capacités. Pour le Burundi, cela signifie produire plus, transformer les produits locaux et créer des emplois.
Un choix important pour l’avenir
Cette rencontre a aussi une portée politique. Le Burundi assure la présidence de l’Union africaine. Il veut placer l’intégration économique au centre des priorités africaines.
La ZLECAf est donc plus qu’un accord commercial. Elle représente une volonté de construire une Afrique plus autonome. Comme le disait Cheikh Anta Diop : « l’avenir dépend de notre capacité à prendre notre destin en main ».
Le défi reste maintenant de passer des paroles aux actes. La ZLECAf pourra-t-elle devenir un véritable moteur de croissance pour l’Afrique ?
Didier BOFATSHI
Source officielle : Secrétariat de la ZLECAf

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