La campagne « 30 jours pour le juste prix » quitte les réseaux sociaux. Le 5 septembre, des personnes marchent contre les prix élevés. Il veut transformer les témoignages en données.
La vie chère devient une mobilisation visible
Selon l’APS, la marche est partie de Castors vers le rond-point Jet d’eau. Ils dénoncent l’alimentation, le logement et l’électricité. Le collectif se dit citoyen.
Ouma Hani déclare : « Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c’est juste dingue ce qui est en train de se passer en ce moment. Je paye la même chose en France, fait-elle remarquer. Comment tu fais pour nourrir une famille complète avec le prix de la viande aujourd’hui ? C’est dingue qu’un pays comme le Sénégal, qui n’est pas riche, pratique des prix aussi élevés. Et au nom de quoi ? »
Des témoignages aux données sur les prix
Dieynaba Ndiaye, responsable de la campagne, explique : « Les réseaux sont une grande arme ici. Parce qu’on se rend compte que tout le monde peut se voir dans ce combat-là. Nous tous, on ressent la même chose. Aujourd’hui les Sénégalais nous ont rejoints dans ce combat-là et ils sont prêts à poursuivre les plans d’action ».
L’ANSD indique qu’en juillet 2026, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3 % sur un an. En 2025, l’inflation annuelle atteignait 1,4 %.
Mesurer devient un pouvoir citoyen
L’enjeu dépasse la rue. La campagne transforme la colère en données comparables. William Edwards Deming rappelait : « Sans données, vous n’êtes qu’une autre personne avec une opinion. »
La donnée renforce le débat. Elle exige des preuves.
La suite sera cruciale : les signalements produiront-ils des résultats vérifiables ? Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».
RFI / VFI7, voltefaceinfos7.com

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