Quatre responsables d’Ensemble pour la République auraient été interpellés à Kindu, dans le Maniema, alors que le parti prépare une marche annoncée le 15 septembre contre le changement de la Constitution. Salomon Della Kalonda dénonce une « arrestation arbitraire » et exige leur libération immédiate.

Quatre cadres interpellés à Kindu

La tension politique monte à l’approche de la marche annoncée par l’opposition contre le changement de la Constitution. À Kindu, Ensemble pour la République affirme que quatre de ses cadres ont été arrêtés alors qu’ils participaient aux activités de mobilisation du parti.

Les personnes citées sont Jovit Famba, coordonnateur provincial de la Jeunesse chargé de la mobilisation, Pascal Kasema, rapporteur provincial de la Jeunesse, Milla Dipenge, mobilisateur du parti, et Omba Lumumba, communicateur.

L’information a été dénoncée samedi 12 septembre par Salomon Della Kalonda, haut cadre d’Ensemble pour la République, dans une publication sur X.

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’arrestation arbitraire, à Kindu (Maniema), de quatre de nos cadres du parti », a écrit Salomon Della Kalonda.

Selon lui, les quatre responsables auraient été interpellés en raison de leur participation à la mobilisation pour la marche du 15 septembre.

Une accusation directement liée à la marche du 15 septembre

Salomon Della Kalonda affirme que leur seul « crime » aurait été de mobiliser sur le terrain en faveur de cette manifestation.

Le responsable d’Ensemble pour la République établit également un rapprochement avec l’arrestation récente de John Mbangu, coordonnateur provincial de la Jeunesse du parti dans le Haut-Katanga.

Il réclame la libération des quatre cadres et demande aux autorités de garantir leur sécurité.

« Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de nos camarades. Nous tenons les autorités pour responsables de leur intégrité physique et morale », a-t-il déclaré, dénonçant dans le même temps ce qu’il considère comme une contradiction entre les appels au dialogue et les arrestations de membres de l’opposition.

Une nouvelle crispation autour du débat constitutionnel

Cette affaire intervient alors que le débat sur la réforme constitutionnelle reste au centre de la vie politique congolaise. La marche annoncée pour le 15 septembre constitue, pour l’opposition, un moyen de contester le projet de changement constitutionnel.

La rue devient le test du dialogue politique

Au-delà du cas de Kindu, ces interpellations, telles que rapportées par Ensemble pour la République, posent la question de l’espace laissé à la mobilisation politique de l’opposition pendant une période de dialogue national.

Le parti dénonce une contradiction entre les appels au dialogue et les mesures visant ses militants. Les autorités, de leur côté, devront clarifier le statut des personnes concernées et les motifs éventuels de leur interpellation.

À ce stade, il convient donc de distinguer la dénonciation politique d’Ensemble pour la République d’une confirmation officielle des faits. Aucun élément communiqué dans cette source ne permet d’établir indépendamment les motifs ou les conditions exactes de ces interpellations.

La question demeure désormais entière : ces tensions locales risquent-elles de peser sur la marche du 15 septembre et sur le dialogue politique en cours ?

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Yabisonews / VFI7

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