La distinction présidentielle intervient alors que le Service national combine formation, réinsertion des jeunes et opérations d’assainissement à Kinshasa.

Kinshasa, 27 août 2026. Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo doit décorer jeudi le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national. Elodie Bokambulu Bofumbo et Liliane Temuni Ngoy Mawa figurent également parmi les personnalités distinguées. La cérémonie se déroulera à Kinshasa.

Kasongo Kabwik distingué pour ses services

Selon l’invitation rapportée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), le général Kasongo Kabwik est distingué « en reconnaissance d’éminents services rendus à la Nation et à l’humanité en qualité de commandant du Service National ».

Elodie Bokambulu Bofumbo est honorée « en reconnaissance de l’engagement en faveur du bien-être et de l’inclusion des enfants ». Liliane Temuni Ngoy Mawa reçoit, elle, une distinction « pour l’engagement en faveur des enfants malades et vulnérables ».

Ces distinctions concernent donc trois parcours différents. Elles associent service public, engagement social et protection des enfants.

Le Service national élargit son action

Créé en 1997, le Service national connaît une nouvelle dynamique sous Félix Tshisekedi. La Présidence présente notamment le centre de Kaniama-Kasese comme un dispositif consacré à la formation civique, patriotique et professionnelle des jeunes.

Plus de 8 300 jeunes y ont été formés. Parmi eux, 4 000 participent aux opérations d’assainissement conduites à Kinshasa, selon les données communiquées par la Présidence.

Cette évolution permet de comprendre le contexte de la distinction accordée à Kasongo Kabwik. Son action ne se limite plus à l’encadrement et à la formation. Le Service national intervient aussi dans une opération urbaine visible.

De la réinsertion au service urbain

À Kinshasa, une Taskforce chargée de l’assainissement et de la salubrité a été mise en place sous le pilotage de Kasongo Kabwik. Elle intervient notamment sur les emprises publiques, les caniveaux et l’évacuation des déchets.

Le phénomène mérite d’être lu à partir d’un principe simple. Une politique de réinsertion ne produit pleinement ses effets que lorsqu’elle ouvre une place concrète dans la société.

Cette idée rejoint la pensée de Nelson Mandela sur la puissance transformatrice de l’éducation. Dans le cas congolais, la formation apparaît ainsi comme une étape vers une participation organisée à la vie collective.

Une reconnaissance qui pose un enjeu de continuité

La décoration présidentielle intervient donc à un moment où les missions du Service national deviennent plus larges et plus visibles. Elle reconnaît un parcours institutionnel tout en intervenant dans une phase d’expansion de ses activités.

L’enjeu suivant sera de mesurer durablement les résultats obtenus en matière de formation, de réinsertion et d’assainissement.

Cette évolution permettra-t-elle d’inscrire durablement le Service national dans une politique publique évaluée par des résultats mesurables ?

Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Didier Bofatshi

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *