Lors de la réception officielle des Léopards de la République Démocratique du Congo, organisée à Kinshasa après la qualification historique pour la Coupe du monde 2026, le président Félix Tshisekedi a publiquement salué le ministre des Sports, Didier Budimbu. Devant les joueurs, les officiels et une foule acquise à la ferveur nationale, le chef de l’État a affirmé que le ministre était désormais « entré dans l’histoire » pour son rôle dans la réussite des Léopards face à la Jamaïque. Un moment solennel qui consacre l’un des artisans politiques de cette qualification attendue depuis 1974.
Le sceau du pouvoir
Dans l’écrin du protocole, la phrase présidentielle tombe comme une validation historique. « Entré dans l’histoire » : l’expression ne relève plus du compliment, mais de la consécration. Comme l’écrivait Machiavel, « les hommes sont jugés plus par leurs résultats que par leurs intentions ». Ici, le résultat est collectif, mais la reconnaissance, elle, est individualisée.
Kinshasa en apothéose
La capitale congolaise s’est transformée en scène de triomphe national. Les Léopards y ont été portés comme des héros revenus d’une traversée symbolique. Frantz Fanon rappelait que « chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission ». Celle-ci semble avoir trouvé la sienne dans la reconquête sportive.
Budimbu, l’ombre devenue trace
Dans le récit de la qualification, Didier Budimbu apparaît comme une figure d’architecture silencieuse. Pierre Bourdieu soulignait que « le pouvoir symbolique est un pouvoir de faire voir et de faire croire ». L’histoire en train de s’écrire le place désormais au rang des acteurs visibles d’une réussite nationale.
Le récit d’une nation en projection
Au-delà du football, cette reconnaissance traduit une stratégie d’État : inscrire la RDC dans une dynamique de performance globale. Nelson Mandela l’énonçait ainsi : « Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse ». La qualification devient ici un récit politique autant que sportif.
En saluant Budimbu, Félix Tshisekedi ne célèbre pas seulement un ministre, mais la mécanique d’une victoire nationale. Une phrase suffit à figer une trajectoire dans le temps. Et comme le rappelait Albert Camus, « sans passion, il n’y a pas de grandeur ». La RDC, elle, semble avoir choisi la passion comme moteur de son histoire en marche.
Didier BOFATSHI / VF7, voltefaceinfos7.com
