Le tombeau vide s’embrase de joie sous les voix des enfants de l’ECODIM du C.E.F. Vie Éternelle

À Kinshasa, dans la commune de Mont-Ngafula, les enfants de l’École du Dimanche (ECODIM) du Centre Évangélique Francophone Vie Éternelle, extension de la Borne, ont commémoré la résurrection du Christ le dimanche 5 avril 2026 à travers des poèmes, des scénettes, des chants et des danses. Sous la direction du pasteur Jérémie Mwanza Epomba, ainsi que de leurs moniteurs et monitrices, cette célébration pascale a transformé le culte dominical en une représentation vivante de foi, mêlant expression artistique, pédagogie spirituelle et ferveur communautaire, devant des fidèles profondément touchés.

Tombeau ouvert, foi debout

La scène pascale ne s’est pas jouée dans le silence d’un récit, mais dans l’éclat d’un corps collectif. « Il n’est pas ici, il est ressuscité » (Luc 24 : 6) a semblé traverser chaque geste, chaque voix d’enfant, transformant le récit biblique en événement vivant. Le tombeau vide devient symbole incandescent : la mort recule, la joie avance.

Voix miniatures, théologie immense

Les poèmes récités par les enfants ont pris la forme d’une exégèse sensible. Paul Ricœur le rappelait : « Le symbole donne à penser ». Ici, il fait davantage : il fait croire. Chaque vers devient étincelle, chaque mot une pierre roulée de l’espérance chrétienne.

Corps en prière, joie en mouvement

Dans les danses, la résurrection quitte le texte pour habiter le corps. « Louez-le avec des danses » (Psaume 149 : 3) s’est incarné en langage chorégraphique. Le geste devient prière, la scène devient sanctuaire, la joie devient doctrine visible.

Église en miniature, ciel en expansion

Les scénettes ont recréé la rencontre des disciples avec le Ressuscité. John Dewey écrivait : « L’éducation est la vie elle-même ». Ici, elle devient liturgie active. Les enfants ne rejouent pas l’Évangile : ils l’actualisent, ils le respirent, ils le transmettent.

Dans cette célébration, la résurrection cesse d’être mémoire pour devenir présence.
« Tout ce qui respire loue l’Éternel » (Psaume 150 : 6). À Mont-Ngafula, ce souffle a pris visage d’enfance. Et comme l’écrivait Karl Barth : « Dieu est toujours nouveau dans ses manifestations. »

Didier BOFATSHI / VF7, voltefaceinfos7.com

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