
Une visite au sommet des villes du futur
Le jeudi 11 juin 2026, au Caire, le président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a visité la Nouvelle capitale administrative égyptienne aux côtés de son homologue Abdel Fattah Al-Sissi. Cette immersion dans un chantier urbain d’envergure mondiale intervient au lendemain de la signature d’un accord RDC–Égypte sur le développement urbain. Elle s’inscrit dans la perspective du projet congolais Kinshasa Kia Mona, visant à transformer la capitale en métropole moderne, durable et compétitive.
Le Caire, laboratoire des villes du futur
Sous le ciel égyptien, la Nouvelle capitale administrative s’impose comme une architecture de puissance et d’ambition. Gratte-ciels, centres d’affaires, quartiers ministériels : une ville surgie du désert, pensée comme vitrine d’un État en mutation. La délégation congolaise y observe une urbanité planifiée, presque visionnaire.
Une diplomatie du béton et des idées
Au-delà de la visite protocolaire, l’axe RDC–Égypte se renforce par un accord de coopération dans le développement urbain. Cette dynamique traduit une diplomatie pragmatique, où les infrastructures deviennent langage politique. « Le développement est la nouvelle grammaire des nations émergentes », résumait Kofi Annan, soulignant la centralité des politiques urbaines dans la compétitivité des États.
Kinshasa Kia Mona en filigrane
Dans les échanges, Kinshasa apparaît en miroir. Le projet Kinshasa Kia Mona, porté comme vision de transformation de la capitale congolaise, trouve ici une source d’inspiration. L’expérience égyptienne devient référence, voire projection. Une ambition se dessine : faire de Kinshasa un pôle urbain structuré, résilient et attractif.
Entre modernité et souveraineté urbaine
Cette visite illustre une tendance africaine : repenser la ville comme outil de souveraineté économique. Le modèle égyptien, bien que spectaculaire, interroge sur sa reproductibilité. « Les villes ne sont pas seulement construites avec du béton, mais avec des choix politiques », rappelait Henri Lefebvre.
L’Afrique et ses capitales de demain
Entre Le Caire et Kinshasa, un dialogue urbain s’esquisse. La modernité devient terrain d’échanges, mais aussi de comparaison. Une question demeure en filigrane : les capitales africaines sont-elles en train de se réinventer ou de se concurrencer ? Et comme le suggérait Paul Valéry : « Le temps du monde fini commence »
Didier BOFATSHI
Page officielle de la présidence / VFI7, voltefaceinfos7.com

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