Les mobilisations contre la vie chère en Italie, le 30 octobre, et en France, le 31 octobre 2026, interrogent l’accès au temps libre, dimension sociale rarement intégrée aux débats sur le développement.
Des mobilisations révélatrices
En Italie, une grève générale de l’USB a mobilisé des villes. Les chiffres divergent : le syndicat avance jusqu’à 1,5 million de participants, contre 255 000 selon le ministère de l’Intérieur. En France, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés samedi. Ces faits signalent des tensions, sans mesurer les loisirs.
Le coût du temps libre
Quand les dépenses de logement, d’alimentation, d’énergie et de transport absorbent les revenus, les sorties culturelles peuvent diminuer. Le repos subsiste, mais les moyens d’en profiter se réduisent. Dans La Distinction (1979), Pierre Bourdieu relie les pratiques culturelles aux ressources et aux positions.
L’éclairage congolais et ses limites
En RDC, l’ECVM 2024 publiée par le PNUD estime la pauvreté à 67,9 %, selon un seuil national de 5 680 francs congolais par jour. Ce chiffre ne mesure pas les loisirs, mais justifie d’étudier les budgets de transport, de détente et de rencontres, à Kinshasa.
Un indicateur à construire
Le temps libre pourrait compléter les indicateurs de développement si son coût et sa répartition selon les revenus, le genre et le lieu de résidence étaient mesurés. Pour l’Afrique, rendre le repos accessible reste un enjeu.
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