Tabac illicite en RDC : Tshisekedi verrouille le trafic, 300 000 adolescents au cœur de l’urgence sanitaire

Un rempart contre l’ombre

Kinshasa, 15 juin 2026. Un nouveau front s’ouvre dans la bataille pour la santé publique en République Démocratique du Congo. Le président Félix-Antoine Tshisekedi a promulgué, le 13 juin, la loi autorisant la ratification du Protocole de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) visant à éliminer le commerce illicite des produits du tabac. Derrière ce texte adopté par le Parlement se dessine une offensive contre les réseaux clandestins qui fragilisent les finances publiques et exposent des milliers de jeunes à un danger silencieux.

La guerre des circuits invisibles

« Ce texte renforce l’arsenal juridique de la RDC dans la lutte contre les circuits illégaux de commercialisation du tabac. » L’ambition est claire : tracer, contrôler et surveiller chaque produit circulant sur le marché. Adopté à Séoul en 2012 sous l’égide de l’OMS, le protocole prévoit des mécanismes de traçabilité et une coopération internationale renforcée contre la contrebande.

Comme l’affirmait Nelson Mandela : « La santé est la vraie richesse, et non l’or ou l’argent. » Cette ratification place ainsi la santé publique au cœur des priorités nationales.

Une jeunesse sous la fumée

Les chiffres interpellent. Selon le ministère congolais de la Santé, près de 300 000 adolescents consommeraient clandestinement du tabac. L’OMS estime, quant à elle, qu’un produit du tabac sur dix consommé dans le monde provient du commerce illicite.

Derrière ces statistiques se cachent des trajectoires de vie fragilisées. Le trafic alimente les réseaux criminels, réduit les recettes fiscales et facilite l’accès des jeunes à des produits vendus à moindre coût.

La souveraineté sanitaire en marche

Au-delà du tabac, la RDC affirme sa place dans la gouvernance mondiale de la santé. Michel Foucault observait que « la santé est un enjeu politique majeur ». Cette décision traduit une volonté de reprendre le contrôle d’un marché longtemps infiltré par l’économie souterraine.

La promulgation de cette loi n’est donc pas un simple acte administratif. Elle marque une déclaration de principe : protéger la population, sécuriser les recettes publiques et renforcer l’État de droit.

« Un pays qui protège sa jeunesse protège son avenir », rappellent régulièrement les experts en santé publique. Reste désormais à transformer la loi en résultats concrets. Car, comme l’écrivait Victor Hugo, « l’avenir est une porte, le passé en est la clé ». Pour la RDC, cette porte s’ouvre aujourd’hui sur un combat décisif contre l’un des trafics les plus meurtriers et les plus discrets du siècle.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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