Au Sénat congolais, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) se désolidarise de son
autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, provoquant une fracture publique et ouvrant la voie à une motion de défiance historique. Entre loyauté, pouvoir et dissidence, la chambre haute devient le théâtre d’un choc politique où chaque signature compte et chaque mot pèse.
Fracture au sommet
Dans une déclaration rendue publique ce lundi à Kinshasa, les 28 sénateurs AFDC-A affirment que la récente sortie médiatique de Modeste Bahati n’avait aucune validation préalable au sein du groupe. « Notre groupe se désolidarise de cette prise de position exprimée à titre personnel et invite le 2ᵉ vice-président du Sénat à tirer les conséquences politiques qui s’imposent », peut-on lire dans le document signé par plusieurs élus. La fissure est désormais visible, un coup de tonnerre dans les rangs parlementaires.
Loyauté et souveraineté
Malgré cette tension, les sénateurs réaffirment leur soutien indéfectible au Président Félix Tshisekedi et aux réformes engagées, rappelant que « la souveraineté nationale appartient au peuple » (Article 5 de la Constitution). Le groupe souligne également les avancées diplomatiques et accords internationaux, notamment ceux de Washington, consolidant l’image d’un parlement qui oscille entre discipline et désaccord interne.
Le spectre de la motion
Selon des sources parlementaires, une motion de défiance circule déjà et aurait recueilli 37 signatures, dépassant le seuil requis de 28, soit un quart des sénateurs. Si elle est déposée, cette initiative viserait directement le 2ᵉ vice-président, jetant Modeste Bahati dans la tempête politique.
Contexte électrique
La tension découle d’un récent point de presse où Modeste Bahati s’opposait à un changement de Constitution, déclenchant une réaction immédiate de ses pairs. Le Sénat, théâtre de rivalités et d’alliances, voit la loyauté et la dissidence s’affronter dans un duel silencieux mais décisif.
Dans cette bataille pour l’influence et le respect des règles internes, chaque signature devient une arme, chaque déclaration un marqueur de pouvoir. Comme le disait Machiavel : « Il vaut mieux être craint que d’être aimé, si l’on ne peut être les deux à la fois ». Au Sénat, la loyauté et la défiance s’entrelacent dans un jeu de pouvoir où la conscience politique se forge dans la tempête.
Didier BOFATSHI / VF7, via voltefaceinfos7.com