Le miroir brisé de la paix

Résolution 2773, RDC, Russie. Lors d’une session du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo, Moscou a dénoncé l’impasse sécuritaire malgré l’Accord de Washington et le processus de Doha. « Le cessez-le-feu est un échec », a déclaré Anna Evstigneeva, estimant que les civils continuent de payer le prix des blocages diplomatiques.

Quand les armes parlent

Selon la diplomate russe, « les parties continuent de privilégier la voie militaire ». Elle affirme que seule l’application intégrale de la résolution 2773 permettra une désescalade durable. Cette lecture souligne le fossé entre les engagements diplomatiques et la réalité du terrain.

Le test du multilatéralisme

Par ailleurs, Moscou plaide pour relancer les médiations africaines et activer le mécanisme de vérification du cessez-le-feu prévu à Doha avec l’appui de la MONUSCO. Comme l’écrivait Raymond Aron, « les relations internationales se déroulent à l’ombre de la guerre ».

L’urgence des actes

Cette intervention rappelle qu’un accord ne vaut que par son exécution. Tant que les engagements resteront lettre morte, la paix demeurera fragile. Kofi Annan avertissait : « Il n’y a pas de développement sans sécurité, ni de sécurité sans développement. » Dans l’est congolais, cette vérité attend encore sa traduction concrète.

Didier BOFATSI

Jésus-Christ t’aime

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