Réseaux sociaux en RDC : Vers une régulation choc du numérique, le CSAC veut encadrer les “géants de la parole”

Onde numérique sous contrôle

Kinshasa, 29 mai 2026. Dans une déclaration relayée lors de la présentation du rapport annuel 2025 du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe a appelé les députés à renforcer l’encadrement des réseaux sociaux en République démocratique du Congo. Selon l’information consultée sur ACP par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’institution évoque la nécessité de responsabiliser les comptes à forte audience, estimant que l’espace numérique est désormais un champ d’influence majeur susceptible d’affecter l’ordre public, la stabilité sociale et le débat démocratique.

Pouvoir sans frontières

Dans un monde où « la parole va plus vite que la pensée », selon Christian Bosembe, les réseaux sociaux deviennent des territoires sans frontières. Le CSAC propose une nouvelle grille : tout compte dépassant 50 000 abonnés serait soumis à une charte de responsabilité. Une ligne de fracture se dessine entre liberté d’expression et régulation institutionnelle.

Le chaos des écrans

Le président du CSAC dénonce des dérives médiatiques et numériques : injures, invectives, attaques personnelles. « L’espace public numérique n’est pas une zone de non-droit », insiste-t-il. Une alerte qui résonne comme un rappel à l’ordre dans un écosystème où la viralité supplante parfois la vérité.

Journalisme sous tension

Dans les médias traditionnels, les excès persistent. Le CSAC évoque la possibilité de sanctions contre certaines émissions. Albert Camus avertissait : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Une formule qui souligne la fragilité de l’éthique journalistique face à la course à l’audience.

État fragile, régulation en chantier

Derrière l’ambition institutionnelle, une réalité : contraintes financières, salaires impayés, faibles moyens d’action. Pourtant, la mission demeure stratégique. Antonio Gramsci rappelait que le pouvoir se joue aussi dans la bataille du sens commun. Le numérique devient ainsi un champ politique central.

L’équilibre introuvable

Entre contrôle et liberté, la ligne est mince, presque invisible. « La liberté sans limite est-elle encore une liberté ou une dérive collective ? » interroge implicitement le CSAC. Et comme le disait Montesquieu, « pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Dans le tumulte numérique congolais, l’équilibre reste à inventer, sous le regard inquiet d’une démocratie en construction.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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