Le droit contre l’oubli

Selon l’information consultée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com sur rfi.fr, vendredi 26 juin 2026, la République démocratique du Congo a franchi une nouvelle étape dans son combat international en déposant à La Haye une requête devant la Cour internationale de Justice contre le Rwanda. Kinshasa accuse Kigali de violations graves du droit international et réclame justice, réparation et reconnaissance pour les victimes des décennies de violences dans l’Est congolais.

La mémoire frappe à la porte de La Haye

Après les fronts militaire et diplomatique, la RDC ouvre le front judiciaire. Par la voix du ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, Kinshasa demande à la CIJ d’établir la responsabilité internationale du Rwanda concernant plusieurs conventions, notamment celles liées au génocide, aux discriminations, aux violences faites aux femmes et à la torture.

Le gouvernement congolais affirme que depuis plus de trente ans, les populations civiles de l’Est ont subi massacres, déplacements forcés, violences sexuelles et atteintes graves aux droits humains. Il accuse également Kigali d’avoir soutenu ou contrôlé plusieurs groupes armés impliqués dans les conflits successifs.

Une bataille pour l’histoire

Cette démarche judiciaire porte une dimension plus profonde : celle de la mémoire. « La paix ne peut être durable sans justice », rappelait Kofi Annan. Pour Kinshasa, il ne s’agit pas seulement d’obtenir une victoire juridique, mais de faire reconnaître les souffrances d’un peuple marqué par les guerres.

Cependant, la justice internationale exige des preuves, des faits établis et une procédure rigoureuse. La Cour devra examiner les arguments des deux parties avec impartialité.

Le verdict du temps

Cette bataille devant la CIJ symbolise une nouvelle arme : le droit face à la violence. « La vérité est la première victime de la guerre », disait l’écrivain Rudyard Kipling.

Ainsi, entre mémoire et responsabilité, Kinshasa cherche à inscrire les drames de l’Est dans l’histoire mondiale. Comme l’écrivait Paul Ricoeur : « La mémoire est une lutte contre l’oubli ». À La Haye, c’est désormais la justice qui est appelée à écrire la prochaine page.

Didier BOFATSHI

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