RDC : Moïse Mbiye dément toute proximité avec l’AFC/M23 et dénonce une “récupération politique” de ses propos

Une polémique née d’une expression virale

Selon une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et consultée par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, le pasteur et chantre gospel congolais Moïse Mbiye, responsable de l’Église Cité Béthel, est sorti de son silence ce samedi 16 mai 2026 pour clarifier ses propos autour de l’expression controversée « camp des lépreux ». Une sortie médiatique destinée à éteindre une polémique ayant rapidement pris une dimension politique.

La parole pastorale sous tension

Dans sa vidéo, l’homme de Dieu reconnaît que ses propos ont pu être mal interprétés, tout en dénonçant une instrumentalisation politique de ses déclarations. « Je ne suis pas de leur camp et je ne serai jamais du côté de ceux qui combattent notre pays », a-t-il affirmé. Il dit également avoir constaté une tentative de récupération par certains acteurs politiques, notamment autour de supposés liens avec l’AFC-M23, accusations qu’il rejette catégoriquement.

Démentis et mise au point

Moïse Mbiye a également rejeté les rumeurs circulant sur une prétendue interdiction de voyager via l’aéroport international de N’djili. Il assure qu’aucune restriction ne pèse contre lui et confirme la tenue de son concert prévu à Paris le 21 novembre.

Entre foi, réseaux et politique

La séquence illustre une réalité contemporaine : la parole publique des figures religieuses, amplifiée par les réseaux sociaux, devient rapidement un espace de confrontation politique. La frontière entre message spirituel et lecture partisane s’y fragilise. Le pasteur rappelle par ailleurs son engagement patriotique, affirmant avoir déjà dénoncé la rébellion à travers ses œuvres et actions liées au FONAREV.

Dans un contexte congolais marqué par des tensions sécuritaires à l’Est, chaque déclaration publique est désormais scrutée, interprétée, parfois détournée. Comme le disait Marshall McLuhan, « le médium est le message ». Ici, la vidéo virale a transformé une clarification en affaire nationale, révélant la puissance et la fragilité simultanées de la parole à l’ère numérique.

Didier BOFATSHI

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