Le souffle avant l’épreuve

À quelques heures du début des épreuves hors session des Examens d’État 2025-2026 organisées ce lundi 04 mai 2026 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, le professeur Francis BOFATSHI LOKOLE, enseignant à l’Institut Technique Industriel et Professionnel de Bumbu (ITIP-Bumbu) à Kinshasa, a adressé un message fort, empreint d’espoir et de responsabilité, aux milliers de finalistes appelés à franchir l’une des étapes les plus décisives de leur parcours scolaire.
« J’adresse mes vœux de plein succès à tous les finalistes scolaires de la République Démocratique du Congo. Je leur demande d’aborder ces épreuves avec confiance, discipline, sérénité et détermination. Les connaissances acquises durant plusieurs années doivent aujourd’hui parler à leur place », a déclaré le professeur Francis BOFATSHI LOKOLE. Dans un pays où les Examens d’État représentent souvent la frontière fragile entre l’espérance et l’incertitude sociale, ce message dépasse le simple cadre scolaire. Il devient un acte de foi dans la jeunesse congolaise.
“Croyez en vous”

Le professeur Francis BOFATSHI LOKOLE insiste avant tout sur la confiance personnelle des élèves face à l’épreuve. « Les finalistes doivent éviter la peur. L’examen n’est pas un mur impossible. C’est le moment de démontrer le fruit de leurs efforts et de leur persévérance », affirme-t-il.
Derrière cette déclaration transparaît une lecture plus profonde de la réalité congolaise : beaucoup de jeunes avancent aujourd’hui dans un climat d’incertitudes économiques, de pression familiale et de fragilité sociale. Dans ce contexte, encourager la confiance revient aussi à combattre le découragement collectif.
L’ancien président sud-africain Nelson Mandela rappelait que : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Cette pensée éclaire le sens du message porté par l’enseignant de l’ITIP-Bumbu : réussir les examens n’est pas uniquement obtenir des points, c’est défendre une possibilité d’avenir.
Le professeur Francis BOFATSHI LOKOLE va plus loin : La réussite appartient à ceux qui restent disciplinés et concentrés. Les élèves doivent faire confiance à leur travail et éviter les raccourcis qui détruisent l’avenir. »
Cette phrase contient une critique implicite des pratiques de fraude et de tricherie qui fragilisent parfois la crédibilité des évaluations scolaires. Le message de l’enseignant apparaît ainsi comme une défense du mérite et de l’intégrité.
L’école face aux tempêtes
Au-delà des encouragements, la prise de parole du professeur Francis BOFATSHI LOKOLE rappelle le rôle moral des enseignants dans la société congolaise. « L’école doit rester le lieu où l’on construit non seulement l’intelligence, mais aussi le caractère et la responsabilité », souligne-t-il.
Dans plusieurs établissements du pays, les enseignants demeurent des repères sociaux dans un environnement souvent traversé par les crises. Leur parole conserve une portée symbolique forte, surtout durant les périodes d’examens nationaux.
Le sociologue Pierre Bourdieu expliquait que l’école peut devenir un instrument de mobilité sociale malgré les inégalités structurelles. Les Examens d’État cristallisent précisément cette réalité : derrière chaque copie se cachent des rêves de promotion sociale, de stabilité familiale et de reconnaissance.
Le professeur Francis BOFATSHI LOKOLE insiste également sur la responsabilité individuelle des candidats : « Chaque finaliste doit comprendre qu’il porte aussi l’image de sa famille, de son école et de son pays. » Dans cette phrase, l’examen cesse d’être un simple exercice pédagogique. Il devient un miroir national. Une épreuve morale autant que scolaire.
Quand la craie devient espérance
À Kinshasa comme dans les provinces, des milliers de familles vivent ce début des hors sessions dans l’angoisse et l’espérance. Les centres d’examens se transforment en véritables carrefours émotionnels où se croisent ambitions, sacrifices et rêves de réussite.
Le professeur Francis BOFATSHI LOKOLE adresse alors un ultime message aux candidats : « Je demande aux finalistes de garder leur calme, de croire en leurs capacités et de donner le meilleur d’eux-mêmes. Le Congo a besoin d’une jeunesse forte, sérieuse et compétente. » Cette déclaration révèle l’angle implicite majeur de son intervention : l’avenir du pays dépend aussi de la qualité morale et intellectuelle de sa jeunesse.
L’écrivain Victor Hugo écrivait : « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne. » En RDC, cette phrase résonne avec une intensité particulière au moment où des milliers de jeunes affrontent les épreuves qui peuvent transformer leur destin. Dans le silence des salles d’examens, une vérité demeure suspendue comme une lampe au-dessus des pupitres : derrière chaque finaliste se joue une part de l’avenir national.
Et comme le rappelait Albert Camus : « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. » Ce lundi 04 mai 2026, la jeunesse congolaise entre précisément dans ce rendez-vous avec elle-même, entre craie, sueur et espérance.
Didier BOFATSHI
