À Kinshasa, l’ex-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia, a surpris en prônant une révision de la Constitution avant la fin du mandat de Félix Tshisekedi. Devant des milliers de partisans, il a insisté sur l’urgence d’un changement réfléchi, martelant que « seule la parole de Dieu est intouchable, mais pas la Constitution ». Un appel à transformer le cadre légal et politique du pays, sans précipitation, mais avec détermination.
La parole qui défie la pierre
Dimanche, au stade vélodrome de Kintambo, Mboso a posé un principe fort : la Constitution n’est pas gravée dans le marbre. « La Constitution est faite pour être changée », a-t-il lancé, rappelant son rôle dans l’élaboration du texte actuel et citant l’article 218 pour justifier la révision. Chaque mot sonnait comme une promesse de métamorphose juridique et politique pour la RDC.
Le temps suspendu
L’ancien président de l’Assemblée a insisté sur la prudence : la révision interviendra avant la fin du mandat du président Tshisekedi, mais « pas dans la précipitation ». Dans les gradins, les partisans ont accueilli cette annonce comme un écho à leurs attentes, tandis que la capitale retenait son souffle devant l’audace d’un discours qui mêle foi, politique et stratégie.
Majorité et tremblement de légitimité
Mboso a rappelé la force du parlement : « Le Président de la République a une majorité au parlement ». Derrière cette affirmation, un message implicite : la révision constitutionnelle est non seulement possible, mais soutenue par les forces politiques dominantes. La scène politique congolaise s’annonce donc sous tension, où la loi et la légitimité se confrontent à la volonté populaire.
Le réveil des textes sacrés
Dans cette ambiance électrisée, l’idée d’une Constitution malléable contraste avec l’inflexibilité des institutions. Comme le souligne le politologue africain Claude Ake : « La démocratie n’est pas figée dans le texte, elle se renouvelle dans la volonté de la société et de ses acteurs. »
Christophe Mboso allume la mèche d’un débat national : réformer, transformer, anticiper. L’histoire de la RDC pourrait bien s’écrire dans l’audace d’un discours et la patience du temps.
ACP / VF7, via voltefaceinfos7.com