Le Grand Bandundu entre dans une nouvelle phase. À Kinshasa, Eliezer Ntambwe a annoncé 72 villages pacifiés. La déclaration intervient lors du briefing conjoint du 17 août, avec Patrick Muyaya. Selon le ministre, le processus entre désormais dans le rétablissement de l’autorité de l’État.
72 villages au cœur de l’annonce
« Je ne suis pas le Ministre des Mobondo… Au total 72 villages ont été pacifiés. Nous sommes au moment du rétablissement de l’autorité de l’État. Certes quelques poches d’insécurité existent, mais Il n’y a plus de peur que de mal », a déclaré Eliezer Ntambwe.
Cette phrase distingue sécurité et retour des institutions. Le ministère documente aussi des actions de désarmement et réinsertion.
Grand Bandundu : le vrai enjeu
La déclaration révèle un changement d’objectif. Il ne suffit plus de réduire les violences. L’État doit reprendre ses fonctions dans les zones concernées. Cela suppose sécurité, justice, école et activités.
Le contexte reste fragile. Le ministre reconnaît « quelques poches d’insécurité ». Cette précision empêche de parler de paix définitive.
Albert Camus écrivait : « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Ici, les mots comptent. Pacification ne signifie pas paix définitive.
Le retour de l’État
Le seul angle caché apparaît clairement : la pacification prépare une reconquête institutionnelle. La réussite dépendra de la présence durable de l’État auprès des populations.
Cette étape devra favoriser la reprise des activités et des déplacements.
Le Grand Bandundu pourra-t-il transformer cette accalmie en paix durable ?
Didier BOFATSHI

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