Après le décès de son fondateur, la Communauté Pentecôtiste Mont-Horeb s’apprête à installer un nouveau leadership, entre fidélité à l’héritage spirituel et défis de la transmission.

La Communauté Pentecôtiste Mont-Horeb (CPMH) s’apprête à franchir une nouvelle étape de son histoire. Elle annonce l’ordination de son nouvel évêque, dimanche 30 août 2026 à 9 heures, au siège de la communauté, avenue Kamanyola n°10, quartier Kimbondo, dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa.

Cette cérémonie intervient après le décès de l’évêque Moïse Kongolo Mwamba Mwana Mbuyu, fondateur de la CPMH. Selon l’invitation de la communauté, il est décédé le 1er décembre 2025 à 19 heures, à l’âge de 80 ans.

Une succession dans la continuité

Fondée en 2001 par l’évêque défunt, la CPMH présente cette succession comme une étape de continuité et de transmission. La communauté affirme être implantée à Kinshasa, au Kongo-Central, en Équateur et dans le Grand Katanga.

L’enjeu dépasse ainsi la seule désignation d’un nouveau responsable. Il concerne la préservation d’une identité spirituelle, la transmission d’une vision et le renouvellement du leadership. Toute institution confrontée à la disparition de son fondateur doit relever ce même défi : honorer l’héritage sans rester prisonnière du passé.

La Bible dit : « Je te donnerai des bergers selon mon cœur, et ils te conduiront avec intelligence et sagesse. » (Jérémie 3:15). Cette parole donne une profondeur particulière à l’ordination annoncée par la CPMH. Elle rappelle que la succession d’un responsable religieux ne se limite pas à un changement de fonction. Elle engage une vision, une responsabilité et une communauté appelée à poursuivre son chemin.

Une nouvelle responsabilité spirituelle

L’ordination réunira fidèles, pasteurs et invités autour d’un moment présenté comme un témoignage de foi et de communion fraternelle. Pour la CPMH, cette cérémonie devrait symboliser une continuité institutionnelle autant qu’un nouveau départ.

Le défi sera désormais de préserver l’identité construite par le fondateur tout en répondant aux réalités de son époque. Une succession réussie ne consiste pas seulement à conserver un héritage. Elle suppose aussi de le faire vivre, de l’adapter aux nouveaux enjeux et de préparer sa transmission aux générations futures.

À travers cette nouvelle étape, la CPMH sera donc appelée à conjuguer mémoire, fidélité et renouvellement. La question essentielle demeure : comment le nouvel évêque fera-t-il vivre l’héritage de Moïse Kongolo tout en donnant à la communauté une vision capable de répondre aux défis spirituels et sociaux de son époque ?

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Didier BOFATSHI

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