À Golgotha, le drame relance le débat sur la sécurité minière
Deux personnes sont mortes et deux autres ont été blessées vendredi 21 août 2026 dans un éboulement au carré minier de Golgotha, près de Njiapanda-Bella, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Le drame relance la question de la sécurité dans l’exploitation artisanale.
L’accident s’est produit vers 15 heures dans le groupement Mambembe, chefferie des Babila-Babombi. Selon Musoki Kinyongo, chef du groupement, une partie du mur d’un puits profond de plus de 50 mètres s’est effondrée.
Les victimes décédées sont identifiées comme Sadam et Godida. Les deux blessés ont été évacués vers une structure sanitaire de Makiki, près de Mangina. Les corps ont ensuite été récupérés après les vérifications des autorités compétentes.
Golgotha se situe dans une zone marquée par l’exploitation minière. Le drame survient alors que plusieurs carrés miniers de Mambasa restent exposés à l’insécurité. Des attaques attribuées aux ADF ont récemment provoqué des morts et le départ d’orpailleurs.
Cette répétition révèle un enjeu : la sécurité des travailleurs dépend aussi de l’encadrement et du contrôle des sites. Le ministère des Mines indique assurer le suivi et le contrôle technique des activités minières en RDC.
Simone Weil écrivait que « la sécurité est un besoin de l’âme ». Cette pensée prend un sens concret dans les mines. Extraire une richesse ne devrait jamais signifier exposer une vie à un risque évitable.
Le cadre minier congolais prévoit l’encadrement de l’exploitation artisanale et retient la sécurité parmi les critères d’évaluation.
À Golgotha, l’urgence dépasse le bilan humain. Elle pose la question de la prévention. Si les éboulements continuent de se répéter en RDC, combien de vies faudra-t-il perdre avant que la sécurité devienne une priorité opérationnelle sur chaque site minier ?
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Didier Bofatshi

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