L’or sous le feu des sanctions

Selon l’information consultée sur rfi.fr par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, les États-Unis ont annoncé le 25 juin 2026 des sanctions contre Gasabo Gold Refinery, une raffinerie d’or installée à Kigali, accusée d’être liée à un réseau de commerce illégal de minerais provenant de l’Est de la RDC. Cette décision vise également plusieurs responsables et sociétés minières rwandaises soupçonnés d’avoir facilité un circuit d’or issu des zones contrôlées par l’AFC/M23.

Derrière le métal précieux se cache une bataille stratégique : celle du contrôle des ressources naturelles qui nourrissent les tensions dans les Grands Lacs.

La richesse qui traverse les frontières

D’après le Trésor américain, l’or extrait dans certaines zones du Sud-Kivu aurait été transporté vers le Rwanda avant d’être transformé à Kigali. « Les États-Unis ne permettront pas à des groupes malhonnêtes de profiter du commerce illicite des minerais et de déstabiliser la région », a déclaré Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor.

Ainsi, Washington ne vise plus seulement les armes, mais les circuits financiers qui peuvent prolonger les conflits. Comme l’a écrit Joseph Stiglitz : « Les ressources naturelles peuvent devenir une malédiction lorsqu’elles alimentent les luttes de pouvoir. »

Une guerre économique dans l’ombre

Cette sanction intervient après plusieurs mesures américaines visant des acteurs liés aux conflits dans l’Est congolais. Elle intervient aussi dans un contexte de discussions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali, où la question des ressources minières reste un enjeu central.

L’or devient alors le symbole d’une crise plus large : celle d’un territoire riche en minerais mais fragilisé par des décennies d’instabilité.

Le défi d’une paix durable

Au-delà des accusations et des sanctions, l’enjeu reste la protection de la souveraineté économique de la RDC et la construction d’une stabilité régionale réelle.

« La vérité n’a pas besoin d’être cachée derrière le silence », rappelle une exigence fondamentale du journalisme. Car, comme l’écrivait Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Dans l’Est congolais, révéler les circuits cachés de l’or, c’est aussi éclairer le chemin vers la paix.

Didier BOFATSHI

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