Le partenariat ouvre la voie à une nouvelle étape du projet d’imprimantes 3D dans les universités congolaises.

La signature d’un partenariat entre la société du savant congolais Jean Mongu Bele, Okapi-RDC, et l’Université de Mbandaka (UNIMBA), le 4 septembre 2026 à Kinshasa, ouvre une nouvelle étape dans le projet d’installation d’imprimantes 3D. Selon Okapi-RDC, ces équipements doivent contribuer à rapprocher l’université de la production industrielle et à renforcer la formation pratique des étudiants.

De l’annonce à la mise en œuvre

Le directeur général adjoint d’Okapi-RDC, Gombe. Albert Kafumvu Kingomona, a reçu le recteur de l’UNIMBA, Jean-Pierre Lotoy Ilango Banga. Les deux responsables ont signé un contrat de partenariat. L’entreprise prévoit l’installation d’imprimantes 3D dans l’université.

« Les imprimantes 3D vont permettre à la jeunesse congolaise en général, et en particulier aux étudiants des différentes universités, de fabriquer et de produire des composants qui vont nous aider, nous, Okapi, à l’assemblage de nos produits électroniques, notamment les téléphones, les tablettes ainsi que les ordinateurs. »

En 2025, le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) avait annoncé son soutien à Okapi-RDC pour équiper 40 universités. En mai et juin 2026, le projet a ensuite été annoncé à Kinshasa, Kisangani et au Kongo Central. Cette chronologie montre une progression.

Le sens stratégique du partenariat

L’enjeu caché est le lien entre savoir et production. L’université peut devenir un espace où l’étudiant apprend, expérimente et fabrique. Francis Bacon l’exprimait ainsi : « La connaissance elle-même est une puissance. » Au Congo, cette puissance devient utile si elle produit des compétences et des emplois.

L’enjeu touche à la sécurité économique. Produire des composants localement peut limiter des dépendances extérieures. Elle exige formation, maintenance, matières premières et débouchés.

Le test reste à venir

Okapi-RDC affirme vouloir étendre le programme à plus de 40 établissements. L’accord avec l’UNIMBA étend le projet à l’Équateur. La prochaine étape sera de transformer l’équipement annoncé en produits fabriqués.

La RDC saura-t-elle faire de ces imprimantes 3D des outils de souveraineté technologique et de développement ?

Dididier BOFATSHI

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