Mambasa : Un sergent FARDC tue son épouse à Biakato, le drame qui secoue l’armée et relance l’appel à une justice exemplaire

Photo d’illustration

Quand le rempart devient la blessure

BIAKATO, Ituri. Une nouvelle tragédie est venue assombrir l’image des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Mercredi 10 juin 2026, à Biakato Centre, chef-lieu de la chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, un sergent des FARDC est accusé d’avoir abattu son épouse de plusieurs balles à l’entrée du camp militaire. Selon l’information consultée sur Actu30 par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, la victime est décédée sur place. L’auteur présumé a été rapidement interpellé par l’auditorat militaire, tandis qu’une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances exactes du drame.

Le fracas des armes dans le foyer

Selon l’APDEF Mambasa, le sergent Mbapili, affecté au 3203ᵉ régiment basé à Biakato Centre, aurait tiré à sept reprises sur son épouse aux environs de 17 heures. Un acte qui bouleverse une communauté déjà confrontée aux défis sécuritaires.

« Nous saluons l’intervention de l’auditorat militaire qui a vite arrêté le bourreau avant qu’il ne s’enfuie », a déclaré Ram’s Malikidogo, coordonnateur territorial de l’APDEF Mambasa.

L’uniforme face à son miroir brisé

Au-delà du drame familial, l’affaire soulève une interrogation profonde : comment celui qui porte les armes pour protéger la nation peut-il devenir une menace pour son propre foyer ?

Comme l’écrivait Albert Camus, « mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Ici, les faits interpellent autant la conscience collective que les institutions chargées d’assurer la discipline militaire.

Le procès attendu, la leçon espérée

L’APDEF réclame une audience en flagrance afin que justice soit rendue et que ce dossier serve d’exemple. L’organisation estime que ce nouvel assassinat « ternit l’image de l’armée » et appelle à une réponse judiciaire forte.

Dans une province marquée par les violences armées, cette tragédie rappelle que la protection de la patrie commence aussi par le respect de la vie humaine. Car, comme le soulignait Montesquieu, « une injustice faite à un seul est une menace faite à tous ». À Biakato, le silence laissé par les balles résonne désormais comme un appel à la responsabilité, à la justice et à l’honneur des armes de la République.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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