La RDC, poumon sous pression : 2026, l’année pour imposer le statut de “Pays-solution”

Forêts debout, tourbières intactes, carbone capturé pour la planète entière. Depuis la COP30 de Belém, la République démocratique du Congo avance à découvert sur la scène climatique mondiale. En 2026, Kinshasa veut transformer son plaidoyer en reconnaissance formelle : celle d’un « Pays-solution » face à l’urgence climatique.

La forêt comme argument géopolitique

La RDC ne parle pas seulement d’écologie, elle en incarne la géographie. Avec près de 60 % des forêts du bassin du Congo et des tourbières parmi les plus vastes du monde, le pays s’impose comme un rempart naturel contre le dérèglement climatique. À Belém, en novembre 2025, la diplomatie congolaise a martelé un message clair : la protection de ces écosystèmes relève de la justice climatique. En 2026, cette pression diplomatique devrait s’intensifier, notamment autour de la conversion de la dette en investissements verts et de l’accès équitable aux financements climatiques.

“La Forêt, c’est Nous”, le pari opérationnel

Lancée en 2025, l’initiative nationale de foresterie « La Forêt, c’est Nous » constitue l’ossature de cette stratégie. Doté de 5 milliards de dollars, le programme vise la restauration de 8 millions d’hectares dégradés, la plantation de 5 milliards d’arbres et la création de près de deux millions d’emplois, majoritairement pour les jeunes et les femmes. Aligné sur l’Accord de Paris, la CDB et le Bonn Challenge, il se veut à la fois outil climatique, levier social et mécanisme de mobilisation financière internationale.

Le couloir vert, trait d’union écologique et humain

Autre symbole fort : le « Couloir vert Kivu-Kinshasa », lancé en novembre 2025 par le Président Félix Tshisekedi. Avec ses 540 000 km², cette aire protégée devient la plus vaste au monde. Unique par son ampleur, le projet entend relier l’Est et l’Ouest du pays tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones. À la COP30, cette initiative a renforcé la crédibilité congolaise, malgré une justice climatique encore incomplète.

En 2026, la RDC avance avec ses forêts comme manifeste. Reste à convaincre le monde que protéger ce poumon n’est pas une faveur, mais une responsabilité partagée.

ACP/CL, via voltefaceinfos7.com

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