
À Kinshasa, le commissaire provincial de la Police nationale congolaise, le commissaire divisionnaire Israël Kantu, a exhorté les forces de l’ordre à la discipline, au patriotisme et à l’apolitisme lors d’une parade mixte tenue à N’djili. Réaffirmant les instructions du chef de l’État, il a rappelé l’interdiction des arrestations arbitraires liées à l’apparence physique et annoncé un durcissement de la lutte contre la criminalité urbaine, notamment les kuluna et braqueurs.
Quand l’uniforme se remet au garde-à-vous moral
« L’autorité sans discipline est une illusion », écrivait Sun Tzu. À Mayamba, le rappel est ferme : la police doit redevenir une institution de rigueur, alignée sur la hiérarchie et l’éthique du service public.
Le droit contre les dérives du visible
Interdiction claire : plus d’arrestations liées à la coiffure ou à l’apparence. « La loi doit protéger, non stigmatiser », rappelait Montesquieu. Le message vise à recentrer l’action policière sur l’infraction, et non sur le jugement social.
Neutralité proclamée, politique tenue à distance
« Servir sous le drapeau national », insiste Israël Kantu. Une ligne qui rejoint Max Weber : l’État moderne repose sur une administration rationnelle et impersonnelle. L’apolitisme devient ici un impératif de crédibilité institutionnelle.
La guerre déclarée aux ombres urbaines
Kuluna, braqueurs, kidnappeurs : la liste est ciblée. « La sécurité est le premier des droits », écrivait Thomas Hobbes. La capitale entre dans une phase de pression accrue, où l’ordre public devient priorité opérationnelle.
Derrière ce recadrage, une volonté claire se dessine : restaurer la confiance entre police et citoyens, en transformant l’uniforme en symbole de neutralité et de protection plutôt que de peur. « La force sans justice est tyrannie », disait Blaise Pascal. À Kinshasa, l’enjeu n’est plus seulement de combattre le crime, mais de prouver que l’ordre peut aussi rimer avec droit.
Didier BOFATSHI / VFI7, voltefaceinfos7.com