À Kinshasa, la Haute cour militaire s’ouvre sur un procès au retentissement majeur : le Général-major Ramazani Fundi et ses complices sont accusés d’avoir violé les consignes et tenté d’entraver le fonctionnement de radios militaires essentielles. Entre discipline et défi, l’armée congolaise se trouve sous le feu de l’instruction judiciaire.
Le commandant défié
Le Général Ramazani, ancien chef du Secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, est poursuivi pour avoir refusé d’obéir aux ordres de suspendre une action disciplinaire contre un officier de son état-major. L’affaire révèle un dilemme de commandement : obéissance stricte ou initiative individuelle ? Le procureur pointe un acte d’insubordination qui secoue la hiérarchie militaire.
Les accusations qui frappent
Selon l’accusation, Ramazani aurait incité le capitaine Kalume à remettre 150 dollars à Wandemba pour manipuler les fréquences des radios militaires. L’organe d’accusation dénonce : « C’est une tentative d’entraver le fonctionnement de ces radios dotées à cette unité des FARDC par la hiérarchie ». L’enjeu dépasse le simple conflit : c’est le contrôle de l’information et de la discipline au sein de l’armée qui est en jeu.
L’audience d’ouverture
La première journée a été consacrée à l’identification des prévenus et à la constitution des dossiers. Les avocats ont obtenu un délai jusqu’au 24 mars 2026 pour examiner les pièces. Chaque minute compte : la procédure met en lumière les tensions entre autorité, loyauté et règles militaires.
Discipline et conscience
Ce procès interroge la structure même de l’armée congolaise : jusqu’où peut aller un commandant avant que son initiative ne devienne un acte de trahison ? La justice militaire scrute chaque geste et chaque décision, rappelant que la discipline est le cœur battant de l’institution. Comme le disait Sun Tzu : « Un chef sans discipline conduit son armée à la défaite. »
Le Général Ramazani Fundi est sous le regard de la loi et de l’opinion publique. Le procès s’annonce long et scrupuleux, où chaque preuve, chaque parole, décidera de l’équilibre fragile entre loyauté et insubordination.
ACP / VF7, via voltefaceinfos7.com