Quand la rosée se dissipe

Kinshasa, jeudi 25 juin 2026. Invité du Live Space X animé par Stanis Bujakera Tshiamala, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a estimé que les récentes sanctions américaines contre la raffinerie Gasabo Gold confortent une thèse qu’il défend depuis ses années à la tête du Nord-Kivu. Selon lui, les FDLR ne seraient pas la cause première de la présence rwandaise en RDC, mais un argument qui masquerait des intérêts économiques liés aux minerais stratégiques.

La carte des minerais

« Le Rwanda est au Congo pour son budget, pas pour les FDLR », a affirmé le ministre. Il a rappelé que « la première cible a toujours été Rubaya », avant d’évoquer Kishishe et Walikale, territoires riches en ressources minières. Pour lui, cette permanence géographique révèle une logique économique davantage qu’une simple préoccupation sécuritaire.

La rosée des discours

Julien Paluku a également déclaré : « Le Rwanda ne pouvait même pas produire l’équivalent de dix millions de dollars par an… Comment ces minerais se sont-ils multipliés soudainement sur son sol ? » Dans sa lecture, les FDLR apparaissent comme une rosée : visibles dans le discours officiel, mais s’effaçant lorsque l’attention se porte sur les flux économiques et les minerais. Cette interprétation est celle du ministre et s’inscrit dans le débat politique autour des causes du conflit.

Victor Hugo écrivait : « Rien n’est plus puissant qu’une idée dont l’heure est venue. » Les sanctions américaines alimentent désormais ce débat international.

Le défi de la preuve

Évoquant les éléments mentionnés par l’OFAC, Julien Paluku a soutenu : « Ce n’est pas seulement une guerre économique, c’est une violation des Accords de Washington. » Il a ajouté que « le Département d’État (…) conforte la thèse que nous avons toujours défendue. »

Le journaliste rapporte les faits, distingue les déclarations de leurs auteurs et éclaire leur contexte. Comme le rappelait Albert Camus, « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Entre sécurité, économie et diplomatie, le défi demeure de confronter chaque récit aux faits établis, afin que la vérité éclaire durablement les chemins de la paix.

Didier BOFATSHI

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