À Bujumbura, la RDC a placé la crise sécuritaire dans l’Est au cœur des échanges de la 18e session ordinaire du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la défense, la sûreté et la sécurité. Guy Kabombo a plaidé pour le respect de la souveraineté congolaise et l’application effective des engagements de paix.

La RDC défend sa souveraineté devant l’Union africaine
Le vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a représenté la RDC, le 18 septembre 2026, à la session ministérielle du CTSDSS à Bujumbura. Il y a participé aux côtés du vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo.
Devant les responsables africains de la défense et de la sécurité, le ministre congolais a insisté sur le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la RDC. Il a également appelé au respect du cessez-le-feu dans l’Est.
Doha, Washington et la résolution 2773 au centre du débat
Le message congolais s’inscrit dans un contexte où plusieurs mécanismes diplomatiques cherchent à encadrer la désescalade dans l’Est. Guy Kabombo a appelé à la mise en œuvre des engagements issus des processus de Doha et de Washington ainsi qu’à l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies.
La réunion ministérielle a elle-même adopté le rapport des experts et réaffirmé la nécessité du respect de l’intégrité territoriale de la RDC et des engagements de paix. Elle a également appelé à condamner les attaques des groupes armés et à renforcer la coopération contre les menaces sécuritaires.
De la position diplomatique à l’action collective
Cette séquence montre surtout le rôle que Kinshasa entend donner aux mécanismes africains dans la gestion de la crise. Le défi reste toutefois celui de l’application concrète des décisions et engagements pris au niveau régional et international.
Martin Luther King Jr. écrivait : « La vraie paix n’est pas simplement l’absence de tension ; elle est la présence de justice. » Dans le contexte congolais, cette réflexion rappelle qu’un cessez-le-feu ne constitue qu’une étape : sa consolidation dépend aussi du respect des engagements et de la protection effective des populations.
La question reste désormais de savoir comment les engagements réaffirmés à Bujumbura seront traduits en mécanismes concrets sur le terrain.
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