En déplacement à Chișinău, le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Crispin Mbadu Phanzu, a sollicité le soutien de la Moldavie à la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de secrétaire générale de l’OIF. Une démarche qui intervient à quelques semaines du prochain Sommet de la Francophonie.

La RDC engage une démarche diplomatique à Chișinău

Le 18 septembre 2026, Crispin Mbadu Phanzu a été reçu par le vice-Premier ministre et ministre moldave des Affaires étrangères, Mihai Popșoi. Le ministère moldave confirme cette rencontre avec une délégation congolaise conduite par le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora.

Selon le communiqué congolais, les échanges ont porté sur la redynamisation des relations bilatérales et sur les enjeux du prochain Sommet de la Francophonie. La RDC y a également présenté la candidature de Juliana Amato Lumumba au secrétariat général de l’OIF.

La candidature congolaise dans une échéance multilatérale

Cette démarche intervient dans une séquence institutionnelle importante. L’OIF a organisé, pour la première fois, des auditions formelles des candidats au poste de secrétaire général. L’élection du prochain titulaire du mandat 2027-2030 doit intervenir lors du XXe Sommet de la Francophonie, prévu les 15 et 16 novembre 2026 à Phnom Penh.

La Moldavie est membre de plein droit de l’OIF. Son soutien éventuel s’inscrit donc dans une logique de consultations entre États membres avant le scrutin.

Une Francophonie davantage tournée vers le partenariat

Au-delà de la candidature, Kinshasa défend à Chișinău une vision de la Francophonie associant diplomatie, paix, coopération économique et échanges commerciaux. Cette orientation rejoint les objectifs économiques déjà portés par l’OIF, notamment le développement des échanges et des investissements dans l’espace francophone.

Nelson Mandela rappelait que « dialogue et négociation doivent être poursuivis avec une détermination sans relâche ». Dans la séquence actuelle, la multiplication des consultations diplomatiques traduit précisément cette logique : obtenir des soutiens passe d’abord par le dialogue entre États.

La question est désormais de savoir quelle place cette campagne diplomatique permettra à la candidature congolaise de prendre dans les consultations qui précéderont le Sommet de Phnom Penh.

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