La multiplication des incendies à Kinshasa inquiète désormais les autorités nationales. Lors du Conseil des ministres du 11 septembre 2026, Félix Tshisekedi a demandé au Gouvernement une réponse urgente, coordonnée et durable. En parallèle, 24 équipes contrôlent les établissements recevant du public.
Incendies à Kinshasa : l’alerte du chef de l’État
Le président de la République a consacré une partie de sa communication à la recrudescence des incendies dans la capitale.
Selon Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement, le chef de l’État a notamment évoqué le sinistre meurtrier survenu dans la nuit du 4 au 5 septembre à la salle de fête Panassé, à Lingwala.
« Le Président de la République a attiré l’attention du Gouvernement sur la recrudescence préoccupante des incendies dans la ville de Kinshasa dont la fréquence et les conséquences souvent dramatiques appellent de notre part une réponse urgente, coordonnée et durable. Ces derniers jours, a-t-il rappelé, notre capitale a été particulièrement éprouvée par plusieurs sinistres, notamment l’incendie meurtrier survenu dans la nuit du 4 au 5 septembre 2026, à la salle de fête Panassé, dans la commune de Lingwala »
Félix Tshisekedi a également observé une minute de silence en mémoire des victimes des incendies à Kinshasa et des enfants touchés au Sud-Kivu, notamment à Bukavu.
Sécurité des établissements : 24 équipes mobilisées
La réponse se traduit déjà par des contrôles renforcés. Selon le ministère de l’Intérieur, 24 équipes ont été déployées dans les établissements recevant du public.
Salles de fêtes, écoles, églises, marchés, bars, restaurants, boîtes de nuit et stades sont concernés. Les opérations sont conduites sous la supervision de la Protection civile.
Jacquemain Shabani appelle à la vigilance :
« Nos inadvertances peuvent faire de nous des victimes »
Les contrôles doivent permettre d’identifier les risques et les éventuelles défaillances dans les dispositifs de sécurité.
De l’urgence à la prévention
L’enjeu dépasse désormais chaque incendie pris isolément. La répétition des sinistres pose la question de la prévention des risques urbains dans une métropole où de nombreux établissements accueillent quotidiennement un public important.
Mais un contrôle ne constitue qu’une première étape. Son efficacité dépendra du suivi des recommandations, de la mise aux normes des bâtiments et de l’application effective des mesures de sécurité.
Cette exigence rejoint la pensée d’Hannah Arendt : « Le pouvoir correspond à l’aptitude de l’homme non pas simplement à agir, mais à agir de concert. »
À Kinshasa, la réponse annoncée repose justement sur cette coordination entre autorités, services de sécurité, Protection civile et responsables d’établissements. La question est désormais de savoir si cette mobilisation ponctuelle deviendra une véritable politique durable de prévention.
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Source : Compte rendu du Conseil des ministres du 11 septembre 2026

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