
Depuis fin mars, de violentes inondations ravagent le territoire de Malemba Nkulu, dans le Haut-Lomami, submergeant habitations, écoles et terres agricoles. Des milliers de sinistrés, contraints à l’exode, font face à une crise humanitaire grandissante. Alertée, la société civile, par la voix de Claude Kyasangolo sur Radio Okapi, appelle à une intervention urgente des autorités nationales et provinciales, tandis que les risques sanitaires s’intensifient dans les zones inondées.
Eaux en furie, terres englouties
À Malemba-Centre, les eaux ont rompu leurs limites, débordant de plus d’un kilomètre hors de leur lit, avalant maisons, écoles et églises dans un silence dévastateur. À Kabala, dans la chefferie de Nkulu, la crue s’étend sur près de 900 mètres, forçant des familles entières à abandonner leurs foyers. « La montée des eaux a provoqué des inondations d’une ampleur inhabituelle », alerte Claude Kyasangolo, décrivant une catastrophe hors norme.
Champs noyés, faim en embuscade
Au-delà des habitations, c’est le cœur économique local qui vacille. À Kayumba, les eaux de la Lufira ont englouti les plantations, notamment de canne à sucre, pilier de subsistance. À Museka, la rivière Kalume Ngongo a ravagé les cultures. La terre nourricière, désormais submergée, laisse planer l’ombre d’une insécurité alimentaire imminente.
Cri d’alarme, urgence vitale
Face à l’ampleur du désastre, la société civile hausse le ton. « Nous demandons à la Première ministre, au gouverneur et à l’ensemble du gouvernement de se mobiliser pour venir en aide aux sinistrés », plaide Claude Kyasangolo. Un appel pressant, lancé alors que les capacités locales restent limitées face à l’ampleur des besoins.
Crise sanitaire en gestation
Dans les eaux stagnantes, un autre danger se profile. Maladies hydriques, conditions d’hygiène dégradées, vulnérabilité accrue : les sinistrés sont exposés à une crise sanitaire imminente. Malgré les visites de l’administrateur du territoire appelant à la résilience, l’urgence d’une réponse structurée devient critique.
À Malemba Nkulu, l’eau n’a pas seulement submergé les terres, elle menace désormais des vies. « La situation est choquante », insiste la société civile, appelant à une mobilisation immédiate. Et comme le rappelait Victor Hugo : « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » une résonance brutale face à une tragédie qui exige, plus que jamais, solidarité et action.
Didier BOFATSHI
Okapi / VFI7, voltefaceinfos7.com