Une mesure qui remet l’attention des élèves au centre du débat numérique
Le gouvernement français confirme l’entrée en vigueur, dès la rentrée 2026, de l’interdiction du téléphone portable dans les lycées. Emmanuel Macron doit promulguer la loi après la censure de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La mesure pose une question plus large : comment protéger l’attention sans rejeter le numérique ?
Le téléphone interdit au lycée
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annoncé lundi 24 août que l’interdiction « pourra être effective dès la rentrée ». Emmanuel Macron « a pris la décision de promulguer la loi », malgré la censure de sa disposition sur les réseaux sociaux.
Deux mesures juridiquement distinctes
Le Conseil constitutionnel a censuré, le 14 août, l’interdiction générale des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Il a jugé cette restriction disproportionnée au regard de la liberté d’expression.
L’interdiction du téléphone au lycée relève d’un autre dispositif. Elle vise l’espace scolaire, les apprentissages et le climat éducatif.
L’enjeu caché : reprendre le contrôle de l’attention
L’enjeu dépasse le téléphone : l’école cherche à protéger l’attention des élèves. Marshall McLuhan l’a résumé par une formule célèbre : « Le médium est le message. »
Cette lecture intéresse aussi la RDC. À mesure que le numérique progresse dans les établissements, la question devient universelle : faut-il seulement connecter les jeunes, ou leur apprendre à maîtriser leur attention ?
Une expérience à observer
La décision française oppose protection, liberté et responsabilité. Son efficacité dépendra de l’application des règles, mais aussi de l’adhésion des familles.
La rentrée permettra d’évaluer ses effets sur la concentration. Les sociétés doivent-elles désormais protéger l’attention des jeunes avec la même rigueur que leur temps d’apprentissage ?
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Didier Bofatshi
RFI / VFI7

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