Le ciel s’embrase

Moscou a été visée dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 juin par une attaque ukrainienne de grande ampleur contre une importante raffinerie de pétrole, selon les informations consultées sur RFI.fr par la rédaction de Voltefaceinfos7.com. Alors que le président russe Vladimir Poutine recevait plusieurs dirigeants asiatiques à Kazan, des drones ont traversé les défenses aériennes russes pour atteindre la raffinerie MNPZ, pilier énergétique de la capitale.

« Les forces de défense aérienne continuent de repousser une attaque de grande envergure », a déclaré le maire de Moscou, Sergueï Sobianine.

La guerre revient au centre

Pour Kiev, cette opération constitue une « riposte justifiée ». Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirme qu’elle vise les installations qui alimentent « la machine de guerre russe ». Derrière la fumée noire qui s’élève au-dessus de Moscou apparaît la réalité d’un pays envahi depuis plus de quatre ans, meurtri par des frappes quasi quotidiennes et déterminé à répondre sur le terrain stratégique.

Comme l’écrivait Carl von Clausewitz, « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ».

Le carburant du conflit

En ciblant une infrastructure clé de Gazpromneft, l’Ukraine cherche à fragiliser les ressources qui soutiennent l’effort militaire russe. Désormais, les raffineries deviennent des champs de bataille autant que les lignes de front.

L’ombre d’une guerre sans fin

Cette attaque illustre l’enlisement d’un conflit dont l’issue diplomatique demeure incertaine. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », rappelait Albert Camus. Plus que jamais, la guerre déborde de ses frontières initiales. Et lorsque le feu atteint le cœur du géant, c’est toute l’architecture du conflit qui vacille sous le poids de son propre brasier.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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