
Deuil et pouvoir
Iran, Téhéran, 3 juillet 2026. Les funérailles d’Ali Khamenei s’ouvrent dans la Grande Mosalla. Le pays expose sa puissance après-guerre. Selon une information consultée sur rfi.fr par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, la cérémonie devient un signal stratégique. « Vingt millions de personnes », annoncent les autorités. L’émotion se mêle à la démonstration d’État.
Foule-symbolique
Dès l’aube, les rues vibrent. Les portraits du guide défunt saturent l’espace. Ensuite, les slogans montent : « Nous réclamons vengeance ! ». La foule ne pleure pas seulement. Elle affirme. Michel Foucault rappelait que le pouvoir « produit du visible ». Ici, le visible devient arme politique.
Rituel géopolitique
Par ailleurs, des délégations étrangères affluent. Le cérémonial dépasse le national. Il s’étend à Qom, Nadjaf, Karbala et Mashhad. Ainsi, la mort devient diplomatie. Le cercueil circule comme un axe d’influence.
Continuité forcée
Cependant, une question demeure : la succession. Des absences interrogent. Le pouvoir cherche une stabilité narrative. Hannah Arendt écrivait que les régimes transforment les ruptures en continuités. Ici, le rituel tente de stabiliser l’après-guerre.
Enfin, la cérémonie dépasse le deuil. Elle fabrique un récit. Comme le disait Georges Clemenceau : « Il faut savoir regarder la réalité en face. » Et peut-être que, dans ce miroir funèbre, l’Iran se regarde encore debout. Albert Camus l’avait déjà pressenti : « Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde. »
Didier BOFATSHI

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