Guerre en Iran : Zelensky alerte sur l’abandon de l’Ukraine, Washington absorbé par Téhéran et Moscou en embuscade

Depuis Berlin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un avertissement frontal : les négociateurs américains, accaparés par les discussions avec l’Iran, délaissent le dossier ukrainien. « Ils sont constamment en pourparlers avec l’Iran et n’ont pas le temps pour l’Ukraine », a-t-il déclaré, pointant un déséquilibre stratégique à l’heure où Kiev renforce ses liens militaires avec l’Allemagne de Friedrich Merz. En toile de fond, une crainte : voir la pression occidentale s’éroder face à Moscou.

L’Ukraine reléguée dans l’ombre des crises

« Ils sont constamment en pourparlers avec l’Iran et n’ont pas le temps pour l’Ukraine », déplore Volodymyr Zelensky. Dans une scène internationale saturée, Kiev redoute d’être reléguée à l’arrière-plan. Comme le soulignait Henry Kissinger : « L’attention est la ressource la plus rare en diplomatie. »

Washington dispersé, Moscou en observation

Le président ukrainien met en garde : « Si les États-Unis n’exercent pas de pression sur Vladimir Poutine, alors les Russes n’auront plus peur. » Dans ce jeu de puissances, chaque relâchement est un signal. Pour Kenneth Waltz : « L’équilibre repose sur la perception des intentions et des capacités. »

Berlin, nouveau pilier de résistance

À Berlin, Volodymyr Zelensky scelle un partenariat stratégique avec Friedrich Merz, centré sur la coopération militaire. Un rééquilibrage européen qui illustre, selon Robert Keohane : « La coopération naît lorsque les intérêts convergent face à une menace partagée. »

La diplomatie saturée, ou l’art des priorités

L’implication de figures comme Steve Witkoff et Jared Kushner dans les discussions avec l’Iran traduit une hiérarchisation des crises. Mais comme le rappelle Thomas Schelling : « Choisir où porter son attention, c’est déjà définir le résultat. »

Derrière l’alerte de Kiev se dessine une inquiétude plus large : celle d’un désengagement progressif. « Les préférences des États reflètent leurs priorités internes », rappelle Andrew Moravcsik. Et dans cette géopolitique fragmentée, une vérité s’impose avec gravité : « La guerre est une continuation de la politique par d’autres moyens », écrivait Carl von Clausewitz encore faut-il que la politique ne détourne pas le regard.

Didier BOFATSHI

Le Figaro / VFI7

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