Dans l’espace du Grand Bandundu, des centaines de combattants du groupe Mobondo ont remis leurs armes aux forces armées congolaises dans le cadre de l’opération Ngemba et du programme P-DDRCS. Selon le porte-parole militaire, le capitaine Antony Mualushayi, ce mouvement de reddition s’étale sur trois mois et marque une inflexion dans un conflit local de longue durée, bien que la menace ne soit pas encore totalement éteinte.

Le silence des armes déposées

Ils arrivent par centaines, fatigués des forêts et des combats. Les armes s’entassent, lourdes de trajectoires interrompues. Ce geste, presque rituel, marque une rupture fragile. « La paix n’est pas l’absence de guerre, mais la présence de justice », rappelait Desmond Tutu.

La lente dissolution d’un mouvement

Le phénomène Mobondo, enraciné depuis plus de trois ans, ne disparaît pas brutalement. Il s’effrite. L’armée parle de sensibilisation, de reddition progressive. Frantz Fanon écrivait : « toute violence engendre sa propre fatigue » ici, elle semble se consumer de l’intérieur.

L’armée comme horizon de conversion

Une partie des ex-combattants est orientée vers des structures étatiques. Transition incertaine entre guerre et réinsertion. Le défi n’est pas seulement militaire, mais social. Boutros Boutros-Ghali rappelait que « la consolidation de la paix exige des institutions fortes et inclusives ».

La vigilance derrière le calme

Malgré les redditions, les autorités avertissent : le phénomène n’est pas totalement éteint. Une opération d’envergure se prépare contre les récalcitrants. Carl von Clausewitz soulignait que « la guerre est une continuation de la politique » ici, la paix reste encore une stratégie en construction.

Dans le Grand Bandundu, les armes se taisent par vagues, mais la paix demeure un chantier ouvert. La reddition massive des Mobondo ouvre une brèche d’espoir, sans dissiper toutes les incertitudes.

Car, comme le disait Nelson Mandela, « cela semble toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait ». Et dans cette transition fragile, une vérité demeure : désarmer les hommes est plus simple que reconstruire leur confiance.

Didier BOFATSHI

Okapi / VFI7, voltefaceinfos7.

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