La création du Front pour la refondation de la nation (FRN), dirigé par Joseph Kabila, suscite la vigilance de la France. Mardi 13 octobre 2026, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Paris a réaffirmé son attachement à la souveraineté de la RDC et à la poursuite des efforts de paix dans l’Est.
FRN en RDC : une nouvelle structure politico-militaire
Annoncé le 12 octobre à Goma, le FRN entend fédérer les forces opposées au président Félix Tshisekedi. Joseph Kabila en assure la présidence. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa sont annoncés comme vice-présidents. Emmanuel Sultani Makenga est présenté comme chef d’état-major général de l’Armée révolutionnaire congolaise.
La France insiste sur le cessez-le-feu
Selon Radio Okapi, le représentant permanent français auprès de l’ONU, Jérôme Bonnafont, a rappelé l’importance du respect de l’intégrité territoriale congolaise. Il a également salué les premières missions de vérification de la trêve à Minembwe et Masisi, avec l’appui de la MONUSCO, de l’Union africaine et de la CIRGL.
FRN en RDC : l’enjeu sanitaire oublié
Au-delà des équilibres politiques, la persistance des combats expose les civils aux blessures, aux déplacements et aux ruptures d’accès aux soins. Le docteur Denis Mukwege rappelle : « Une politique de santé durable exige la paix. » Cette déclaration, publiée dans Le Monde en juin 2026, éclaire la dimension sanitaire du conflit.
Les prochaines étapes du processus de paix
La déclaration du FRN évoque le recours à la force. Toutefois, aucune source consultée ne confirme que la France a demandé de nouvelles sanctions contre Joseph Kabila le 13 octobre.
Le cessez-le-feu pourra-t-il résister à cette recomposition politique ?
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