Docteur Marcel Bomboko lors de la convention pastorale 2026 à Kindele, Kinshasa.Le docteur Marcel Bomboko a présenté une réflexion sur l’appel divin et la formation pastorale lors de la convention pastorale 2026.

La convention pastorale 2026 s’est clôturée ce dimanche 11 octobre au Centre Évangélique Francophone La Borne Kindele (Vie Éternelle), dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa. Réunis autour du thème « Formation pastorale pour un ministère crédible », des participants issus de différentes Églises ont suivi une intervention du docteur Marcel Bomboko sur l’importance de l’appel divin et de la formation dans la stabilité du ministère pastoral.

Appel divin et formation pastorale : les points essentiels

Lors de cette rencontre, le docteur Marcel Bomboko, du Centre Évangélique Francophone (C.E.F.) La Bannière, a développé le sous-thème « Appel divin et formation pastorale : enjeux pour stabiliser le ministère ».

S’appuyant notamment sur Jérémie 3 : 15, il a rappelé que Dieu établit des bergers pour conduire son peuple avec intelligence et sagesse. Il a souligné que l’appel au service chrétien peut prendre différentes formes, notamment le ministère pastoral et l’enseignement.

Pour l’orateur, l’appel divin et la formation constituent deux dimensions complémentaires. Il a résumé cette relation en déclarant : « L’appel sans formation est un désastre, une catastrophe. »

Cette mise en garde souligne, selon son intervention, les risques d’un ministère exercé sans préparation suffisante. Il a également précisé que la formation ne remplace ni la conversion ni la plénitude du Saint-Esprit.

Formation pastorale : l’exemple biblique de Moïse

Pour illustrer son propos, Marcel Bomboko a évoqué le parcours de Moïse, notamment les événements rapportés dans Exode 2 et 3.

Avant sa mission auprès du peuple d’Israël, Moïse a fui l’Égypte après avoir tué un Égyptien qui maltraitait un Hébreu. Plus tard, Dieu l’a appelé à conduire les Israélites hors d’Égypte.

Cet exemple a permis à l’orateur d’insister sur la nécessité, pour le serviteur de Dieu, de se laisser conduire par le Seigneur et de se préparer à accomplir la mission reçue.

Il a également mentionné Épaphras, présenté dans Colossiens 1 : 7 comme un fidèle serviteur de Christ. Colossiens 4 : 12 souligne son engagement dans la prière en faveur des croyants.

Enseignement biblique et éthique : les exigences du ministère

Le docteur Bomboko a ensuite abordé le rôle de la formation dans la transmission de la saine doctrine et la croissance de l’Église.

Il a rappelé que les responsables chrétiens doivent enseigner fidèlement les Écritures et éviter les discussions inutiles qui détournent les croyants de l’essentiel. Cette responsabilité rejoint 2 Timothée 2 : 15, qui exhorte le serviteur de Dieu à dispenser droitement la parole de vérité.

La formation pastorale contribue également à développer les compétences nécessaires à l’encadrement des fidèles, à la gestion des responsabilités ecclésiastiques et au respect des principes éthiques.

L’orateur a insisté sur l’intégrité, la maturité et le sens des responsabilités comme éléments importants de l’exercice du ministère.

Multiplication des disciples : la formation au service de l’Église

Abordant la multiplication des disciples, Marcel Bomboko a rappelé l’exemple de Jésus-Christ, qui a consacré du temps à former ses disciples afin qu’ils poursuivent l’œuvre évangélique.

Il a également évoqué Actes 2:41, qui rapporte qu’environ trois mille personnes ont accueilli la Parole après la prédication de Pierre et ont été baptisées.

Dans cette perspective, le rôle du pasteur ne consiste pas uniquement à encadrer les fidèles. Il implique aussi de préparer de nouveaux responsables capables de transmettre les enseignements bibliques et de participer au développement des communautés chrétiennes.

Convention pastorale 2026 : quelles suites pour les Églises ?

En conclusion, le docteur Marcel Bomboko a invité les participants à examiner leur engagement dans le service chrétien, leur disposition à se laisser former et leur rapport à la volonté de Dieu.

Il a également rappelé que le service chrétien dépasse les activités ecclésiastiques et peut s’exercer dans la famille, le milieu professionnel et la vie quotidienne.

La convention pastorale 2026 s’est ainsi achevée sur une réflexion consacrée à la préparation des responsables chrétiens, à la fidélité biblique et à la continuité du ministère. Aucune prochaine étape précise n’étant mentionnée dans les informations communiquées, la suite des initiatives de formation reste à préciser.

Les Églises accorderont-elles davantage de place à la formation pastorale pour renforcer la crédibilité de leurs ministères ? Comment les Églises peuvent-elles renforcer la formation des pasteurs pour consolider la crédibilité de leurs ministères ?

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