Luababa. Plusieurs camions transportant du cobalt et du cuivre ont été interceptés sur différents axes du Lualaba, notamment celui de Samukinda, avant d’être immobilisés au centre de négoce de Musompo, à Kolwezi. Une commission provinciale examine les documents des propriétaires pour vérifier la conformité des transports et assurer la traçabilité des minerais.
Des minerais interceptés sur plusieurs axes du Lualaba
Les cargaisons concernées comprennent des minerais destinés aux centres de traitement ainsi que des substances minérales en partance pour l’étranger. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la fraude minière et du renforcement des contrôles sur la circulation des ressources minières.
Aucun bilan chiffré précis des camions immobilisés ou des tonnages concernés n’a été communiqué dans les informations disponibles.
Une délégation nationale à Musompo
Le week-end dernier, une délégation venue de Kinshasa s’est rendue sur le site pour examiner la situation et contrôler les documents des propriétaires des véhicules concernés.
Elle était conduite par le directeur général adjoint de la Direction générale de migration (DGM), accompagné notamment du directeur général adjoint de l’Entreprise générale du cobalt (EGC), d’un conseiller du chef de l’État et d’autres membres des services de sécurité. La gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saïni, a également participé à cette mission.
Le contrôle des documents au centre de l’opération
Trésor Mahamba, directeur provincial de l’anti-fraude et de la lutte contre la criminalité, a présenté les détails des opérations.
« Nous procédons actuellement au contrôle des documents afin d’identifier les détenteurs de camions qui sont en règle. C’est dans ce cadre que nous avons convoqué les propriétaires des véhicules concernés, en vue d’assurer la traçabilité des minerais », a-t-il expliqué.
La traçabilité, un enjeu qui dépasse le transport
Au-delà du contrôle administratif, la traçabilité minière peut contribuer à une meilleure surveillance des activités et de leurs conséquences environnementales. L’Organisation mondiale de la santé rappelle que la santé dépend notamment d’un environnement sain et d’une gestion sûre des substances chimiques. Cette référence éclaire l’enjeu général, sans établir de risque sanitaire lié aux cargaisons interceptées.
La commission provinciale doit poursuivre l’examen des documents afin d’identifier les transporteurs en règle. Quelles seront les conclusions de ces vérifications ?
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