La bataille diplomatique commence

La République démocratique du Congo intensifie sa campagne diplomatique pour porter Juliana Lumumba à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Kinshasa a sollicité l’appui du Royaume du Maroc lors d’une mission officielle conduite à Rabat par le ministre chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Me Crispin Mbadu. Selon les informations publiées par News.cd, cette démarche s’inscrit dans une série de consultations destinées à mobiliser les soutiens des États membres avant le scrutin.

Derrière cette candidature se joue plus qu’une élection : une bataille d’influence pour renforcer la voix de la RDC dans l’espace francophone international.

Le nom de Lumumba comme symbole diplomatique

Porteur d’un message du président Félix Tshisekedi destiné au roi Mohammed VI, le ministre congolais a plaidé en faveur de la candidature de Juliana Lumumba. Fille de Patrice Emery Lumumba, figure historique de l’indépendance congolaise, elle incarne pour Kinshasa un choix chargé de mémoire, d’histoire et de représentation africaine.

La RDC mise sur son parcours, son engagement dans la gouvernance, la culture et le dialogue entre les peuples pour convaincre les partenaires francophones.

Rabat, une étape dans une offensive mondiale

Le rapprochement avec le Maroc constitue une étape stratégique dans une campagne plus large. Kinshasa multiplie les contacts diplomatiques auprès des capitales francophones afin de bâtir une coalition de soutien autour de sa candidate.

Cette démarche illustre la diplomatie d’influence, où les alliances, les réseaux historiques et les intérêts communs deviennent des leviers pour obtenir un avantage dans les grandes institutions internationales.

Comme l’écrivait le diplomate Henry Kissinger : « la diplomatie est l’art de trouver l’équilibre entre les intérêts divergents ».

La Francophonie comme espace de puissance

Au-delà du poste de secrétaire générale, l’enjeu touche au rayonnement culturel et politique de la RDC. Avec son poids démographique et son histoire dans l’espace francophone, Kinshasa cherche à transformer la langue française en instrument d’influence internationale.

La candidature de Juliana Lumumba devient ainsi un symbole : celui d’un pays qui veut passer du rôle de membre influent à celui d’acteur moteur.

Comme le rappelait Nelson Mandela : « l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

Dans cette course diplomatique, la RDC ne cherche pas seulement une victoire électorale ; elle cherche une place plus visible dans le grand récit de la Francophonie mondiale.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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