Football congolais : Les urnes encore dans les vestiaires

Nouveau contretemps pour la gouvernance du football en République démocratique du Congo. Les élections des dirigeants des ligues nationales, initialement prévues du 9 au 11 mars, ont été une nouvelle fois reportées, prolongeant l’incertitude autour du processus de normalisation du football congolais.

Ce scrutin devait permettre de renouveler les directions de la Ligue Nationale de Football des Jeunes, de la Ligue Nationale de Football Féminin et de la Linafoot. Il constituait une étape essentielle avant l’élection du président de la Fédération Congolaise de Football Association, prévue le 11 avril.

Un calendrier électoral qui recule

Selon le Comité de normalisation chargé de la transition, l’organisation du scrutin se heurte à des contraintes logistiques et financières. Dans une correspondance officielle relayée par plusieurs médias congolais, le comité explique que le compte bancaire destiné à recevoir les fonds nécessaires à l’organisation du vote n’est pas encore opérationnel.

Ces ressources doivent notamment provenir de la FIFA pour financer la logistique et l’encadrement matériel du processus électoral.

La normalisation toujours en chantier

Depuis 2023, la Fédération Congolaise de Football Association est placée sous la tutelle d’un comité de normalisation mis en place par la FIFA. Cette mesure exceptionnelle visait à rétablir un fonctionnement régulier de l’instance dirigeante après des irrégularités électorales et des tensions internes.

La situation avait même conduit à une suspension temporaire de la fédération en 2025, en raison d’accusations d’ingérences politiques dans la gestion du football national.

Avril comme nouvel horizon

Selon certains médias sportifs congolais, de nouvelles dates pourraient être fixées du 6 au 8 avril, mais aucune confirmation officielle n’a encore été donnée. Ce nouveau report entretient l’incertitude dans un environnement où clubs, dirigeants et acteurs du football attendent la mise en place d’institutions stables.

Dans un pays où le football reste l’un des principaux vecteurs d’unité et de passion populaire, la normalisation de ses instances dirigeantes demeure un enjeu majeur. La tenue effective de ces élections sera déterminante pour tourner la page d’une crise institutionnelle qui dure depuis plusieurs années.

RFI, via voltefaceinfos7.com

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